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lundi 22 juillet 2024
vendredi 21 juillet 2023
Les Deux Corps Mystiques
Wyatt Belk nous explique qu'il y a deux corps bien distincts qui représentent soit la Vie soit la mort.
Le choix nous appartient.
mercredi 11 novembre 2020
vendredi 4 avril 2014
Quand les hommes diront : PAIX et SÉCURITÉ !
- Pour ce qui concerne les temps et les moments, vous n'avez pas besoin, frères, qu'on vous en écrive.
- Vous savez bien, en effet, vous-mêmes, que le jour D'ADONAÏ viendra comme un larron dans la nuit.
- Car lorsqu'ils diront : Paix et sûreté ! alors une ruine subite les surprendra, comme les douleurs surprennent la femme enceinte; et ils n'échapperont point.
- Mais quant à vous, frères, vous n'êtes point dans les ténèbres, pour que ce jour-là vous surprenne comme un voleur.
- Vous êtes tous des enfants de la lumière, et des enfants du jour; nous n'appartenons point à la nuit, ni aux ténèbres.
- Ne dormons donc pas comme les autres, mais veillons et soyons sobres.
- Car ceux qui dorment, dorment la nuit; et ceux qui s'enivrent, sont ivres la nuit.
- Mais nous qui sommes du jour, soyons sobres, étant revêtus de la cuirasse de la foi, et de la charité, et du casque de l'espérance du salut.
- Car ELOHIM ne nous a point destinés à la colère, mais à la possession du salut par notre ADONAÏ YESHOUA.
- Qui est mort pour nous, afin que, soit que nous veillions, soit que nous dormions, nous vivions ensemble avec Lui.
- C'est pourquoi exhortez-vous les uns les autres, et édifiez-vous l'un l'autre, comme vous le faites aussi.
- Or, nous vous prions, frères, d'avoir en considération ceux qui travaillent parmi vous, et qui président sur vous selon L'ADONAÏ, et qui vous exhortent,
- Et d'avoir pour eux le plus grand amour, à cause de leur œuvre. Soyez en paix entre vous.
- Nous vous en prions aussi, frères, reprenez ceux qui sont déréglés, consolez ceux qui ont le cœur abattu, supportez les faibles, et soyez patients envers tous.
- Prenez garde que nul ne rende à personne le mal pour le mal; mais poursuivez toujours le bien, soit entre vous, soit envers tous.
- Soyez toujours joyeux.
- Priez sans cesse.
- Rendez grâces en toutes choses; car telle est la volonté D'ELOHIM en YESHOUA à votre égard.
- N'éteignez point La ROUAH HA KODESH.
- Ne méprisez point les prophéties.
- Éprouvez toutes choses; retenez ce qui est bon.
- Abstenez-vous de toute apparence de mal.
- Or, que L'ELOHIM de paix vous sanctifie Lui-même tout entiers, et que tout ce qui est en vous, l'esprit, l'âme et le corps, soit conservé irrépréhensible lors de l'avènement de notre ADONAÏ YESHOUA !
- Celui qui vous a appelés, est fidèle, et Il le fera.
- Frères, priez pour nous.
- Saluez tous les frères par un saint baiser.
- Je vous conjure par L'ADONAÏ, que cette épître soit lue à tous les saints frères.
- La grâce de notre ADONAÏ YESHOUA soit avec vous ! Amen.
1Thessaloniciens 5
mercredi 19 mars 2014
Apocalypse : la Femme, la Bête et Babylone
« Or, il parut un grand signe dans le ciel, une femme revêtue du soleil, et ayant la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de douze étoiles.
Elle était enceinte, et elle criait, étant en travail et souffrant des douleurs de l'enfantement.
Il parut aussi un autre signe dans le ciel : voici un grand dragon couleur de feu, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes, sept diadèmes;
Et sa queue entraînait la troisième partie des étoiles du ciel, et elle les jeta sur la terre. Puis le dragon s'arrêta devant la femme qui allait accoucher, afin de dévorer son enfant quand elle aurait enfanté.
Or, elle enfanta un fils, qui devait gouverner toutes les nations avec un sceptre de fer, et son enfant fut enlevé vers DIEU et vers Son trône;
Et la femme s'enfuit dans un désert, où DIEU lui avait préparé un lieu, afin qu'elle y fût nourrie pendant mille deux cent soixante jours.
Alors il y eut un combat dans le ciel. Michel et ses anges combattaient contre le dragon ; et le dragon combattait avec ses anges.
Et ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne se retrouva plus dans le ciel.
Et le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit tout le monde, fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui.
Puis j'entendis dans le ciel une grande voix, qui disait : Maintenant sont venus le salut et la force, et le règne de notre DIEU, et la puissance de Son Christ; car l'accusateur de nos frères, qui les accusait jour et nuit devant la face de notre DIEU, a été précipité.
Ils l'ont vaincu par le Sang de L'AGNEAU, et par la Parole à laquelle ils ont rendu témoignage, et ils n'ont point préféré leur vie à la mort.
C'est pourquoi réjouissez-vous, cieux, et vous qui y habitez. Malheur à vous, habitants de la terre et de la mer; car le diable est descendu vers vous en grande fureur, sachant qu'il n'a que peu de temps.
Or, quand le dragon vit qu'il avait été précipité en terre, il poursuivit la femme qui avait enfanté le fils.
Mais deux ailes du grand aigle furent données à la femme, pour qu'elle s'envolât au désert, en son lieu, où elle fut nourrie un temps, et des temps, et la moitié d'un temps, loin de la présence du serpent.
Et le serpent, de sa gueule, lança de l'eau, comme un fleuve, après la femme, afin qu'elle fût entraînée par le fleuve.
Mais la terre secourut la femme, et la terre ouvrit son sein et engloutit le fleuve que le dragon avait lancé de sa gueule.
Le dragon s'irrita contre la femme, et s'en alla faire la guerre aux restes de sa postérité, qui gardent les commandements de DIEU, et qui ont le témoignage de JÉSUS-CHRIST. »
Apocalypse 12:1 à 17
[NDW] Je ne partage cependant pas l'opinion de Doug Batchelor concernant l'enfer. La Bible parle plus encore de la réalité de l'enfer qu'elle peut parler du Ciel. Néanmoins cette vidéo est très intéressante ! Important ! La vidéo incluse dans cet article, nommée comme le titre de l'article, n'est plus disponible sur YouTube. Je la remettrai si elle revient en ligne.
En voici une autre sur le sujet :
vendredi 28 février 2014
L'Église conduite par le pasteur
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| Image Éternelmonberger |
Par Frank Viola et George Barna -
Cet article est un extrait du nouveau livre de Frank Viola et George Barna: « Le christianisme paganisé - Éditions Oasis
Cet article est un extrait du nouveau livre de Frank Viola et George Barna: « Le christianisme paganisé - Éditions Oasis
La réforme protestante a donné un coup de poing au sacerdotalisme catholique romain. Cependant, ce n’était pas un coup fatal, mais seulement un changement sémantique. Les réformateurs ont retenu la règle de l’évêque unique. Le pasteur jouait maintenant le rôle de l’évêque. L’Église conduite par l’évêque a évolué en une Église conduite par le pasteur. Le pasteur a fini par être considéré comme la tête de l’Église à niveau local : l’ancien et le dirigeant. [1] Comme l’a dit un écrivain : « Dans le protestantisme, les prédicateurs ont une tendance à être les porte-parole et les représentants de l’Église et l’Église est souvent l’Église du prédicateur. C’est un grand danger et une menace pour la religion chrétienne, et ce n’est pas sans relation avec le cléricalisme. »[2]
Dans la rhétorique, les réformateurs ont décrié la séparation clergé/laïcs. Mais dans la pratique, ils la conservaient complètement. Comme le dit Kevin Giles : « Les différences entre les catholiques et les protestants étaient floues dans la pratique et la théologie. Dans ces deux sortes d’églises, le clergé était une classe à part; chez les deux, leur statut spécial était basé sur des initiatives divines (obtenues par médiation de différentes manières) et chez les deux, certaines tâches leur étaient réservées. »[3]
Dans la rhétorique, les réformateurs ont décrié la séparation clergé/laïcs. Mais dans la pratique, ils la conservaient complètement. Comme le dit Kevin Giles : « Les différences entre les catholiques et les protestants étaient floues dans la pratique et la théologie. Dans ces deux sortes d’églises, le clergé était une classe à part; chez les deux, leur statut spécial était basé sur des initiatives divines (obtenues par médiation de différentes manières) et chez les deux, certaines tâches leur étaient réservées. »[3]
La tradition postbiblique de la règle de l’évêque unique, établie de longue date (et maintenant incarnée chez le pasteur) prévaut à l’heure actuelle, au sein de l’Église protestante. D’immenses facteurs psychologiques amènent les laïcs à penser que le ministère est la responsabilité du pasteur. C’est son boulot. Il est expert en la matière. Telle est fréquemment leur pensée.
Dans le Nouveau Testament, le mot employé pour ministre est diakonos. Il signifie « serviteur ». Mais ce mot a été dénaturé parce que les hommes ont transformé le ministère en un métier. On a pris le mot ministre pour le placer au même niveau que le mot pasteur sans aucune justification scripturaire. De même, prédication et ministère ont été mis sur le même pied que le sermon au pupitre, sans aucune justification biblique.
Comment le pasteur détruit la vie du corps
Les racines peu connues du pasteur contemporain étant désormais déterrées, concentrons-nous à présent sur les effets pratiques d’un pasteur sur le peuple de DIEU.
- Note MAV: le chapitre du livre commence par un rappel historique de l’instauration progressive du système pastoral, tel que nous le connaissons aujourd’hui.
La distinction non-scripturaire entre clergé et laïcs a occasionné un mal indescriptible dans le corps de CHRIST. Elle a divisé la communauté des croyants entre chrétiens de première et de seconde classe. La dichotomie clergé/laïcs perpétue un horrible mensonge, à savoir que dans le service du SEIGNEUR, certains chrétiens ont plus de privilèges que d’autres.
Le ministère de l’homme unique est entièrement étranger au Nouveau Testament;
Mais on l’embrasse malgré tout alors qu’il étouffe notre fonctionnement. Nous sommes des pierres vivantes, pas des pierres mortes. Cependant, la fonction pastorale nous a transformés en pierres qui ne respirent pas.
Permettez-moi des allusions personnelles. Je crois que la fonction pastorale vous a volé le droit de fonctionner en tant que membre à part entière du corps de CHRIST. Elle vous a fermé la bouche et cloué sur un banc. Elle a déformé la réalité du corps, faisant du pasteur une bouche géante et vous transformant en une oreille minuscule.[4] Elle a fait de vous un spectateur tacite dont les compétences se résument à prendre des notes de sermon et passer le panier des offrandes.
Mais ce n’est pas tout. La fonction pastorale des temps modernes a renversé l’idée maîtresse de la lettre aux Hébreux : la fin de l’ancien sacerdoce. Elle a rendu inefficace l’enseignement de 1 Corinthiens 12 à 14, disant que chaque membre détient à la fois le droit et le privilège d’avoir un ministère dans une réunion d’Église. Elle a annulé le message de 1 Pierre 2 spécifiant que chaque frère et sœur est un sacrificateur (prêtre) en fonction.
Être prêtre en fonction ne signifie pas qu’on peut uniquement accomplir des formes de ministère fort limitées comme chanter des chants sur son banc, lever les mains pendant le culte, installer la présentation du power point ou enseigner une classe de l’école du dimanche. Ce n’est pas ainsi que le Nouveau Testament conçoit le ministère. Ces choses ne sont que des béquilles pour le ministère du pasteur. Comme l’a dit un exégète : « Une grande partie du culte protestant, jusqu’à nos jours, a également été contaminée par une irrésistible tendance à considérer l’adoration comme l’œuvre d’un pasteur (et peut-être de la chorale) avec la majorité des laïcs ayant très peu à faire si ce n’est chanter quelques cantiques et écouter pieusement et attentivement. »[5]
On s’attend à ce que les médecins et les avocats soient à notre service; mais on ne s’attend pas à ce qu’ils nous forment pour servir les autres. Pourquoi ? Parce qu’ils sont des experts avec une formation professionnelle. Malheureusement on considère le pasteur de la même façon. Tout cela fait violence au fait que chaque croyant est un prêtre. Non seulement devant DIEU mais aussi devant les autres.
Mais il y a quelque chose de plus. Le poste de directeur détenu par le pasteur contemporain rivalise avec celui de CHRIST en fonction dans Son Église. Il occupe illégitimement l’unique place de centralité et de direction parmi le peuple de DIEU. Une place qui n’est réservée qu’à une seule Personne : Le SEIGNEUR JÉSUS. JÉSUS-CHRIST est l’unique tête de l’Église et Il a le dernier mot en ce qui la concerne. [6] Par sa position, le pasteur déplace et supplante la direction de CHRIST en se positionnant lui-même comme le chef humain de l’Église.
À cause de cela, rien ne fait autant obstacle à l’accomplissement du plan éternel de DIEU que le rôle actuel des pasteurs. Pourquoi cela ? Parce que ce plan vise essentiellement à faire de CHRIST le chef visible manifesté dans l’Église à travers le fonctionnement libre, ouvert de chaque membre du corps dans une participation mutuelle.[7] À partir du moment où le poste de pasteur est présent dans une Église particulière, celle-ci n’aura qu’une faible chance d’assister à une chose aussi glorieuse.
Comment le pasteur se détruit
Non seulement le pasteur contemporain fait du mal au peuple de DIEU, mais il s’en fait aussi à lui-même. La fonction de pasteur a pour effet de broyer une grande partie de ceux qui entrent dans ses paramètres. Dépression, épuisement, stress, et effondrement émotionnel surviennent à des taux anormalement élevés parmi les pasteurs. À l’heure où ces choses sont écrites, on dénombre plus de 500,000 pasteurs rémunérés servant dans les Eglises aux États-Unis.[8] Cette masse importante de professionnels religieux a donné lieu à des statistiques qui font réfléchir, attestant du danger mortel de la charge de pasteur :
- 94 % se sentent obligés d’avoir une famille idéale.
- 90 % travaillent plus de quarante-six heures par semaine.
- 81 % disent qu’ils ne passent pas assez de temps avec leur épouse.
- 80 % croient que le ministère pastoral a un effet négatif sur leur famille.
- 70 % n’ont pas d’ami intime dans leur entourage.
- 70 % ont une estime d’eux-mêmes inférieure à celle qu’ils avaient au début de leur ministère.
- 50 % se sentent incapables de faire face aux exigences de la tâche. [9]
- 80 % sont découragés ou sont aux prises avec la dépression.
- Plus de 40 % rapportent qu’ils souffrent d’épuisement, de programmes fous et d’attentes surréalistes. [10]
- 33 % considèrent le ministère pastoral comme une réelle menace pour la famille. [11]
- 33 % ont sérieusement envisagé de quitter leur poste l’année dernière. [12]
- 40 % de pasteurs démissionnent pour cause d’épuisement. [13]
On s’attend à ce que la plupart des pasteurs jonglent avec seize tâches importantes à la fois. [14] Et la plupart croulent sous la pression. C’est la raison pour laquelle, chaque mois, 1,400 ministres du culte de toutes les dénominations à travers les États-Unis sont renvoyés ou forcés à démissionner sous la pression. [15] Au cours des vingt dernières années, la durée moyenne d’un ministère pastoral est passée de sept ans à seulement un peu plus de quatre ans ! [16]
Malheureusement, peu de pasteurs ont fait le rapprochement avec leur fonction pour découvrir que c’est elle qui provoque cette turbulence sous-jacente. [17] En deux mots : JÉSUS-CHRIST n’a jamais souhaité qu’une personne porte toutes les casquettes qu’un pasteur contemporain est censé porter. Il n’a jamais envisagé d’imposer à quiconque un tel fardeau.
Les exigences du ministère pastoral sont écrasantes. À tel point qu’elles finissent par les vider jusqu’à provoquer un dessèchement mortel. Imaginez-vous un seul instant en train de travailler pour une compagnie qui vous paie sur la base de la satisfaction de votre personnel. Que se passerait-il si votre salaire dépendait de la manière dont vous savez les amuser, de votre degré d’amabilité, de la popularité de votre femme et de vos enfants, de votre élégance vestimentaire, et de la perfection de votre conduite ?
Pouvez-vous imaginer le stress absolu dans lequel vous seriez ? Pouvez-vous voir comment une telle pression vous pousserait à jouer un rôle prétentieux : tout cela pour garder votre pouvoir, votre prestige, et la sécurité de votre emploi ? (C’est pour cette raison que tant de pasteurs sont totalement réfractaires à recevoir de l’aide.) [18]
Le métier de pasteur impose des types de comportement comme dans toutes les autres professions, que l’on soit professeur, docteur ou avocat. Cette profession dicte aux pasteurs comment s’habiller, parler et agir. C’est une des raisons majeures pour lesquelles beaucoup de pasteurs vivent des vies très artificielles.
À cet égard, le rôle pastoral encourage la malhonnêteté. Les membres de l’assemblée s’attendent à ce que leur pasteur soit toujours en forme, entièrement spirituel et disponible sur le champ. Ils s’attendent également à ce que sa famille soit parfaitement disciplinée. De plus, il ne doit jamais donner l’impression d’être rempli de ressentiment ou d’amertume. [19] Beaucoup de pasteurs jouent ce rôle comme les acteurs d’une tragédie grecque. [20]
Sur des bases de témoignages personnels, j’ai entendu dire par d’anciens pasteurs, qu’un grand nombre d’entre eux, sinon la plupart, ne peuvent pas rester en fonction sans être corrompus à un certain niveau. La politique de coercition endémique vis-à-vis de leur fonction constitue un énorme problème qui isole une grande partie d’entre eux et empoisonne leurs relations avec les autres.
Dans un article perspicace adressé à des pasteurs, intitulé « Prévenir l’épuisement du clergé », l’auteur fait d’étonnantes suggestions. Ses conseils aux pasteurs nous donnent un clair aperçu de la politique de coercition qui va de pair avec le ministère pastoral. [21] Il supplie les pasteurs « d’avoir une communion fraternelle avec les membres du clergé d’autres dénominations. Ces personnes ne peuvent pas vous nuire d’un point de vue ecclésiastique, parce qu’elles ne font pas partie de votre cercle officiel. Elles n’ont aucune ficelle politique à tirer pour vous détruire ». [22]
La solitude professionnelle est un autre virus qui se répand à grande échelle parmi les pasteurs. Le fléau du cavalier solitaire mène certains ministres du culte à se diriger vers d’autres carrières. Elle en mène d’autres à des destins plus cruels. [23]
Toutes ces pathologies trouvent leurs racines dans l’histoire du pastorat. Il y a de « la solitude au sommet » parce que DIEU n’a jamais eu l’intention de placer quiconque au sommet si ce n’est Son FILS ! Résultat : En réalité, le pasteur contemporain tente de prendre entièrement à son compte les cinquante-huit exhortations du Nouveau Testament qui mentionnent « les uns les autres ». [24] Pas étonnant que la majorité d’entre eux finisse par être écrasée sous le poids. [25]
Conclusion
Le pasteur contemporain est l’institution la moins remise en question dans le christianisme du XXIème siècle. Pourtant, pas le moindre atome des Écritures n’appuie l’existence de cette fonction !
Le pasteur contemporain est plutôt issu de la règle de l’évêque unique établie au départ par Ignace et Cyprien. L’évêque est devenu le presbytre local. Au Moyen Âge, le presbytre est devenu le prêtre catholique. Pendant la Réforme, il s’est transformé en « ministre », « prédicateur », pour devenir finalement « le pasteur », l’homme dont dépend tout le protestantisme. Pour résumer cela en une seule phrase : le pasteur protestant n’est rien de plus qu’un prêtre catholique légèrement réformé. (Une fois de plus, je parle de la fonction et non d’une personne en particulier.)
Les prêtres catholiques avaient sept fonctions à l’époque de la Réforme : la prédication, les sacrements, les prières pour le troupeau, une vie pieuse, la discipline, les rites de l’Église, l’aide aux démunis, et la visite des malades. [26] Le pasteur protestant se charge de toutes ces responsabilités, sans parler des événements civiques qu’il bénit quelquefois.
C’est le fameux poète John Milton qui a le mieux exprimé cette pensée en disant : « Un nouveau presbytre n’est qu’un ancien prêtre en gros caractères ! » [27] Ce qui signifie : le pasteur contemporain n’est qu’un ancien prêtre, écrit en plus gros caractères !
Approfondissements
1. Vous faites remarquer que les églises primitives bénéficiaient de la supervision d’implanteurs d’église qui ne restaient pas longtemps parmi elles, ceci n’était-il pas dû au fait que les leaders formés étaient rares en ce temps-là et devaient se partager entre plusieurs églises ? (Ce qui est encore le cas aujourd’hui dans de nombreuses parties du monde.)
Non. Les implanteurs d’église partaient délibérément afin que l’église puisse fonctionner sous la direction de CHRIST. Si un implanteur d’église reste dans une église, les membres de celle-ci s’attendent naturellement à ce qu’il la dirige. Le fonctionnement au moyen de tous ses membres est ainsi bridé. C’est toujours le cas aujourd’hui. Le modèle qui se détache dans tout le Nouveau Testament est que les implanteurs (ouvriers apostoliques) partaient toujours après avoir posé les fondations. Pour plus de détails, lisez « La vie normale de l’église » de Watchman Nee (Éditions Fleuve de vie).
2. Jacques 3:1 dit, « Mes frères, ne soyez pas nombreux à enseigner; vous le savez : nous qui enseignons, nous serons jugés plus sévèrement. » 1 Corinthiens 12:27-31 déclare clairement que le Saint-Esprit a donné des dons différents à chaque personne (tout le monde n’a pas le don d’être apôtre, prophète, ou enseignant, et chaque croyant a une fonction différente.) Ces versets n’appuient-ils pas l’idée que DIEU n’appelle que quelques-uns à prêcher, à enseigner et à exercer un ministère envers l’église en général ?
Si, absolument. Nous sommes d’accord avec le fait qu’il y a des enseignants, des prédicateurs, des prophètes, des apôtres, des évangélistes et même des bergers dans l’église de JÉSUS-CHRIST. Cependant, l’office pastoral contemporain ne cadre pas avec la vision que donnent ces textes. En fait, étant donné que l’on attend des pasteurs qu’ils endossent tellement de rôles à la fois, ils doivent souvent exercer un ministère qui va au-delà de leurs dons. Ce n’est pas juste, ni pour eux ni les membres du corps qui possèdent précisément ces dons et n’ont pas la permission de les exercer.
3. Bien que vous qualifiiez l’ordination de rite chrétien protocolaire ayant des racines païennes, ce procédé nous assure toutefois que les dirigeants d’église possèdent une compréhension correcte des Écritures et s’engagent publiquement pour la croissance de l’église. Dès lors, l’ordination ne sert-elle pas de protection pour les membres d’une église ?
Cette question est basée sur l’hypothèse que le système clérical moderne représente le modèle du ministère chrétien. Comme nous l’avons démontré, les chrétiens primitifs ne connaissaient pas le concept même de clergé. Et encore moins celui de son ordination. Les ouvriers apostoliques reconnaissaient des anciens au niveau local dans certaines églises. (Actes 20:28, 1 Timothée 3, et Tite 1 décrivent les qualités de ces anciens.) Et les églises envoyaient des ouvriers apostoliques pour exécuter l’œuvre d’implantation d’églises. Cependant, ces pratiques n’ont pas beaucoup en commun avec les cérémonies d’ordination modernes, qui élèvent des chrétiens au-dessus des autres.
4. Que voulez-vous dire lorsque vous dites que beaucoup de pasteurs (sinon la plupart) ne peuvent pas conserver leur poste sans courir le risque d’être « corrompus à un certain stade. » ? Quelques-unes des personnes les plus pieuses et des plus consacrées que je connaisse sont des pasteurs qui travaillent incroyablement dur pour le Royaume.
Nous connaissons aussi beaucoup de pasteurs travailleurs, pieux et consacrés. Mais nous connaissons également d’innombrables pasteurs ayant admis, souvent assez tard au cours de leur carrière, qu’ils avaient été corrompus par leur poste à un certain stade. Certains nous ont fait cette confession personnelle : « Cela ne m’a pas affecté pendant des années, mais après un moment, cela a commencé à me changer sans que je le réalise. » Ils ont expliqué comment ils sont arrivés à vouloir plaire à tout le monde, tentant de jouer un rôle pour leur « auditoire » et de maintenir une certaine image. Cette observation n’a rien à voir avec la motivation d’un pasteur. Il s’agit plutôt de la puissante influence d’un système anti biblique.
Ceci mis à part, la vraie question est : devons-nous cautionner un rôle ou un poste n’ayant aucune base dans le Nouveau Testament ? Si la fonction ou le rôle pastoral représente une évolution divinement inspirée, alors certes, nous le cautionnerons. Mais si ce n’est pas le cas, ne soyons pas surpris d’apprendre que cela a des effets nuisibles sur ceux qui remplissent ce rôle.
5. Que diriez-vous aux pasteurs qui lisent ce chapitre et se sentent attaqués personnellement ?
Nous n’avons pas à cœur de dénigrer les pasteurs ou les ministres du culte quels qu’ils soient. Nous pensons que la plupart d’entre eux sont appelés par DIEU, aiment DIEU et sont les serviteurs de Son peuple. Cependant nous comprenons que certains pasteurs peuvent se sentir attaqués en lisant ce chapitre. Nous pensons que dans certains cas, c’est parce que leur identité est trop attachée à leur position, ce qui n’est pas surprenant si nous considérons la structure et le système de direction que nous avons instaurés et transmis pendant des années. Les pasteurs qui se sentent sûrs d’eux dans leur position ou dans leur rôle ne devraient pas se sentir menacés en lisant ce livre. Nous ne revendiquons pas l’infaillibilité de nos conclusions. Nous demandons simplement à nos lecteurs de les prendre en considération.
[1] Beaucoup d’églises réformées font la distinction entre « les anciens qui enseignent » et les « anciens qui dirigent ». Ceux qui enseignent occupent la position traditionnelle d’évêque ou de ministre, alors que ceux qui dirigent tiennent les rênes de l’administration et de la discipline … Cette forme d’administration d’église fut exportée en Nouvelle Angleterre en provenance de l’Europe. (Hall, Faithful Shepherd, p.95). En fin de compte, à cause de l’impopularité de la fonction, on a laissé tomber les anciens qui dirigent et les anciens qui enseignent sont restés. C’était également vrai chez les églises baptistes du XVIIIème et du XIXème siècle. La plupart du temps, ces églises manquaient de ressources financières pour soutenir un « ministre. » De cette manière, vers la fin du XIXème siècle, les églises évangéliques ont adopté la tradition du « pasteur en solo ». Mark Dever, A Display of God’s Glory (Washington DC: Center for Church Reform, 2001), 20; R. E. H. Uprichard, « The Eldership in Martin Bucer and John Calvin, » Irish Biblical Studies Journal (June 18, 1996): 149, 154. Ainsi le pasteur en solo dans les églises évangéliques a été l’évolution d’une pluralité d’anciens dans la tradition réformée.
[2] Niebuhr and Williams, Ministry in Historical Perspectives, p.114. Le prétendu « prédicateur laïc » a émergé des réveils évangéliques du dix-huitième siècle (p. 206).
[3] Kevin Giles, Patterns of Ministry among the First Christians (New York: HarperCollins, 1991), p.195–196.
[4] Pour transformer cette tragédie en question biblique : « S’ils étaient tous un seul organe, où serait le corps ? » (1 Corinthiens 12:19).
[5] Davies, New Westminster Dictionary of Liturgy and Worship, p.292.
[6] À cet égard, et contrairement à l’opinion publique, le pasteur n’est pas « le cervelet qui centralise les messages à communiquer, les fonctions à coordonner, et les réponses à donner de la Tête au Corps. » Et il n’est pas « celui qui communique avec précision à la Tête les besoins venant du corps. » Le pasteur est décrit en ces termes fort imagés dans le livre de David L. McKenna : The Ministry’s Gordian Knot, » Leadership, Hiver 1980, p.50–51.
[7] Le plan éternel est mentionné dans Éphésiens 3:11. Pour une discussion complète de ce plan, voir le livre de Frank God’s Ultimate Passion …
[8] The Barna Group, « A Profile of Protestant Pastors, » The Barna Update, 25 septembre 2001, http://www.barna.org. La moitié de ces églises ont moins de 100 membres actifs. (« Flocks in Need of Shepherds », The Washington Times, 2 juillet 2001).
[9] H. B. London and Neil B. Wiseman, Pastors at Risk (Wheaton, IL: Victor Books, 1993); « Is the Pastor’s Family Safe at Home ? » Leadership Fall 1992; Physician Magazine, septembre/22 octobre 1999; The Barna Group, « Pastors Feel Confident in Ministry, But Many Struggle in their Interaction with Others, » [Les pasteurs se sentent en confiance dans leur ministère, mais beaucoup peinent à interagir avec les autres] The Barna Update, 10 juillet 2006. www.barna.org.
[10] Compilation d’enquêtes à partir d’une mise au point sur les rassemblements de familles de pasteurs.
[11] Fuller Institute of Church Growth (Pasadena: Fuller Theological Seminary, 1991).
[12] Larry Witham, « Flocks in Need of Shepherds, » Washington Times, 2 juillet 2001.
[13] Vantage Point, Denver Seminary, 2 juin 1998.
[14] The Barna Group, « A Profile of Protestant Pastors, » The Barna Update, 25 septembre 2001. Ces seize tâches comprennent la vision de lancement, l’identification et la formation de dirigeants, la prédication et l’enseignement, la collecte de fonds, le service auprès des nécessiteux, la proposition de stratégies et de planning, l’organisation d’activités d’églises et de programmes, la supervision de toute l’administration, la gestion du personnel et des volontaires, la résolution des conflits, la représentation de la congrégation dans la communauté, la dispensation de soins et de conseils pour la congrégation, l’évangélisation des perdus, l’administration des sacrements, et la formation de disciples.
[15] Ibid. Du 2 au 6 juillet 2001, The Christian Citizen (novembre 2000) a rapporté que 1,400 pasteurs quittent le ministère pastoral chaque mois. Dans la même veine, The Washington Times a diffusé une série de cinq articles sur « la crise du clergé » qui balaie l’Amérique (par Larry Witham). Voici ce qu’on y disait: Dans ce pays, très peu de membres du clergé sont jeunes. 8 % seulement ont 35 ans et en dessous. Sur les 70,000 étudiants enrôlés dans les 237 séminaires théologiques accrédités de la nation, un tiers seulement veut diriger une église en tant que pasteur. Le pastorat attire un plus grand nombre de candidats plus âgés, habituellement ceux qui arrivent après avoir quitté un travail sans perspective d’avenir ou subi un divorce. De la même manière, une pénurie de membres du clergé a frappé la plupart des principales églises protestantes au Canada. « Alors que cela peut être personnellement enrichissant d’exercer un ministère auprès de ses ouailles, c’est aussi intimidant pour une seule personne (et pour peu d’argent) de répondre à des attentes en tant que théologien, conseiller, orateur public, administrateur et organisateur d’une communauté » (Douglas Todd, « Canada’s Congregations Facing Clergy Shortage, » Christian Century, 10 octobre 2001,13).
[16] Le Barna Group, données tirées des études sur les élections de pasteur menées de 1984 jusqu’à 2006.
[17] Le marketing pour The Zondervan 2002 Pastor’s Annual, a employé cette promotion ironique : « L’homme travaille du lever au coucher du soleil, mais le travail d’un pasteur n’est jamais terminé. C’est parce qu’il doit porter tant de casquettes différentes : prédicateur, enseignant, conseiller, administrateur, conducteur de louange, et souvent réparateur de meubles également ! Pour les pasteurs désireux d’avoir de l’aide avec certaines de ces casquettes, nous avons exactement ce qu’il vous faut ici au Christianbook.com. »
[18] Pour un compte-rendu sur les première des pressions psychologiques du pastorat moderne, voir : C. Welton Gaddy, A Soul Under Siege : Surviving Clergy Depression (Philadelphia: Westminster, 1991).
[19] Larry Burkett, « First-Class Christians, Second-Class Citizens, » East Hillsborough Christian Voice, février 2002, 3.
[20] Je me rends compte que les pasteurs ne jouent pas tous ce rôle. Mais le petit nombre qui parvient à résister à cette incroyable pression constitue, semble-t-il, l’exception à la règle.
[21] De façon alarmante, 23 % des membres du clergé protestant ont été renvoyés au moins une fois, et 41 % des congrégations ont renvoyé au moins deux pasteurs. Étude faite par Leadership, imprimée dans G. Lloyd Rediger’s Clergy Killers: Guidance for Pastors and Congregations Under Attack (Philadelphia: Westminster/John Knox, 1997).
[22] J. Grant Swank, « Preventing Clergy Burnout, » Ministry, novembre1998, p.20.
[23] Larry Yeagley, « The Lonely Pastor, » Ministry, septembre 2001, 28; Michael L. Hill and Sharon P. Hill, The Healing of a Warrior : A Protocol for the Prevention and Restoration of Ministers Engaging in Destructive Behavior (Cyberbook, 2000).
[24] Pour une liste des exhortations « réciproques », voir Viola, Who is Your Covering ? Ch.1. Par exemple : Aimez-vous les uns les autres (Romains 13:8); prenez-soin les uns des autres (1 Corinthiens 12:25); soyez serviteurs les uns des autres (Galates 5:13); recherchons ce qui contribue à l’édification mutuelle (Romains 14:19); supportez-vous les uns les autres (Éphésiens 4:2); exhortez-vous les uns les autres (Hébreux 3:13), etc.
[25] Searching Together 23, no.4, Hiver 1995, examine cette question dans le détail.
[26] Johann Gerhard dans Church Ministry par Eugene F. A. King (St. Louis : Concordia Publishing House, 1993), p.181.
samedi 2 février 2013
La vérité concernant l'incorporation de l'Église
La vérité concernant l’incorporation de l’Église
[Note : Dans cet article, le mot « église » ne se réfère pas à un bâtiment physique, mais se réfère au corps entier des croyants dans le Christ. Le mot « église » est traduit du mot grec ekklesia, qui signifie littéralement « assemblée » ou « congrégation » de gens ; il ne se réfère pas à un bâtiment physique. Gardez ceci à l'esprit en lisant cet article]
Josué a défié le peuple : « Choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir ». (Josué 24:15). Aujourd’hui, le gouvernement exige un choix semblable. Aujourd’hui, le monde suppose que l’église est l’église parce qu’elle est enregistrée et définie par l’État.
Ce qui suit est uniquement pour fournir un aperçu général, une introduction à tout le problème de l’église et de l’incorporation. En plus, son but n’est pas de critiquer les nombreux hommes et les nombreuses femmes chrétiennes bien intentionnées qui ont travaillé pour le Seigneur à ce sujet, mais simplement comme un guide additionnel afin d’éviter de « rendre à César » ce qui ne lui appartient pas et ne devrait pas lui appartenir. Nous essayerons d’explorer les relations entre les églises et les corporations. Ainsi, que signifie exactement l’incorporation ? Qu’arrive-t-il vraiment à une église qui devient incorporée ? Les principes bibliques sont-ils contre l’incorporation ?
En premier lieu, définissons le mot « corporation ». Dans la stricte définition de tous les jours du mot, une corporation est « un groupe de gens combinés en un corps ou agissant comme un corps ». Ce mot est dérivé du mot latin « corpus » qui signifie « corps ». Selon cette signification, l’Église Chrétienne est réellement une corporation. C’est le « Corpus Christi », ou le « Corps du Christ ». Elle déteint son existence et son autorité de sa Tête, le Fils de Dieu ressuscité et victorieux. Elle comprend des membres individuels qui se sont associés ensemble pour l’avancement du Royaume du Christ en prêchant l’Évangile et en enseignant aux nations (Matthieu 28:19-20).
Le Christ est Souverain sur Son Église
Le « statut de corporation » de l’Église est bien établi dans les Écritures : Matthieu 16:18, 1 Corinthiens 12:12-14, 27, Éphésiens 1:22 ; 5:23b, 30, Colossiens 1:18 ; 2:19, enseignent que le Christ est clairement la tête de l’Église et que nous sommes tous les membres de son corps.
L’Église est la manifestation visible du Royaume du Christ sur la terre. Cependant, comme Jésus Lui-même l’a déclaré, « Mon Royaume n’est pas de ce monde » (Jean 18:36). Beaucoup de chrétiens ont mal interprété ce verset en croyant qu’il signifiait que, ni l’Église, ni les chrétiens individuels, ne devaient s’impliquer dans les affaires du monde. Dans ce qui est connu comme le « piétisme », une fausse dichotomie s’est érigée entre le Royaume « spirituel » et le monde « charnel ».
Bien sûr, ce n’est pas ce que Jésus avait à l’esprit, tout au contraire. Il a déclaré très explicitement dans d’autres versets que les chrétiens doivent agir comme le « sel » de la terre et comme une « lumière » dans le monde en pénétrant dans la société et en travaillant à son changement de l’intérieur (Matthieu 5:13-16). Cette tâche de domination est accomplie par le travail de l’évangélisation et de l’enseignement, comme Jésus l’a ordonné dans la Grande Commission. La mission des chrétiens est effectivement « mondiale », pour autant qu’elle soit impliquée dans la soumission du monde à la Parole de Dieu (2 Corinthiens 10:5).
Ainsi, le vrai sens de la déclaration de Jésus à l’effet que Son Royaume n’est pas « de ce monde », est qu’il ne détient pas son autorité et sa puissance du monde ou de ses institutions. L’Église est effectivement une organisation spirituelle, mais ceci signifie simplement qu’elle est de « l’Esprit », qu’elle s’appuie sur l’Esprit Saint et la Parole inspirée pour son existence, pas sur les efforts ou les lois des hommes. Cet important détail devrait être gardé présent à l’esprit à mesure que nous avançons plus loin dans l’étude du sujet de l’incorporation de l’église.
L’État est souverain sur ses corporations
Ayant examiné brièvement la définition biblique d’une corporation, examinons maintenant la définition légale d’une corporation. Selon la Cour suprême des États-Unis.
1. « Une corporation est une créature de l’État. Elle est présumée être incorporée au profit du public. Elle reçoit certains privilèges et certaines franchises spéciales et elle doit les maintenir assujettis aux lois de l’État et aux limites de sa charte. Ses pouvoirs sont limités par la loi. Elle ne peut pas faire de contrats qui ne sont pas autorisés par sa charte. Ses droits d’agir comme une corporation lui sont seulement conservés en autant qu’elle obéit aux lois de sa création. Il y a un droit réservé dans le corps législatif afin d’examiner ses contrats et vérifier si elle dépasse ses pouvoirs » (Hale v. Henkel, 201 US 43).
2. « Une corporation est une personne artificielle ou une entité légale créée par, ou sous l’autorité des lois d’un État. Une association de personnes créée par la loi comme une entité légale. […] La corporation est distincte des individus qui la composent (actionnaires) […]. Une telle entité subsiste comme un corps politique sous une appellation spéciale, qui est considérée dans la loi comme ayant une personnalité et une existence distinctes de celles de ses nombreux membres ». (Dictionnaire Légal Black de West Publishing Company, 1991 ; sixième édition, page 340).
3. « Une corporation détient son existence et tout son pouvoir de l’État, et, ainsi, détient seulement les pouvoirs que l’État veut bien lui conférer. Le pouvoir est ici utilisé pour signifier la capacité légale d’exécuter et accomplir les objectifs et les buts pour lesquels la corporation a été créée, et la source de ce pouvoir est la charte et la loi sous lesquelles la corporation a été organisée ». (Len Young Smith et G. Gale Roberson, la Loi commerciale de Smith et Roberson, West Publishing Company, 1966, page 796).
Note : Une corporation est créée par, et détient son existence de l’État. Par opposition, l’Église est créée par, une créature de, détient son existence de, est assujettie à, et obéit à la Loi de, Jésus Christ.
4. « L’existence d’une corporation est un privilège accordé par le souverain sur sa conformité avec les conditions spécifiées ». (Len Young Smith et G. Gale Roberson, la Loi commerciale Smith et Roberson, West Publishing Company, 1966, page 931).
5. « Les corporations ne sont pas des citoyens. […] Le terme citoyen […] s’applique uniquement à des personnes naturelles […] pas à des personnes artificielles créées par un corps législatif ». (Paul v. Virginia, 8 Wall. 168, 177; voir aussi The Opinion of the Field, J., dans les Cas Slaughterhouse, 16 Wall. 36,99).
Note : Dieu enseigne que les chrétiens, Son Église, sont des citoyens de la maison de Dieu (Philippiens 3:10 , Éphésiens 2:19).
6. Chaque corporation a obtenu une charte de l’État de l’incorporation. Cette charte est simplement une permission d’exister donnée à la corporation sans laquelle ses opérations seraient considérées comme illégales. En plus de la charte, il y a les articles de l’incorporation : « Les objectifs ou les buts pour lesquels une corporation est formée sont déclarés expressément dans ses articles d’incorporation, qui délimitent dans un langage général le type d’activités commerciales dans lesquelles la corporation propose de s’engager ». (La Loi commerciale Smith et Roberson, West Publishing Company, 1966, page 798).
Note : L’Église de Dieu est-elle impliquée dans une quelconque activité commerciale ? (Matthieu 21:12, Jean 2:16).
7. « Les exemples de corporations à but non lucratif sont les institutions scolaires, les clubs athlétiques, les clubs bibliothécaires, les fraternités, les associations d’étudiants, les hôpitaux, et les organisations qui existent exclusivement dans un but charitable ». (La Loi commerciale Smith et Roberson, West Publishing Company, 1966, page 789).
Le lecteur remarquera que les « églises » sont visiblement absentes de cette liste de corporations à but non lucratif. C’est parce que nos législateurs sont parfaitement conscients que l’incorporation implique une création, et l’Église ne peut tout simplement pas être créé par l’État. De plus, l’objectif ordonné de l’Église de prêcher l’Évangile ne peut jamais être illégal, donc, aucune licence spéciale exigée par l’État n’est nécessaire pour le faire.
Bien que nos pères fondateurs ne fussent pas tous de véritables chrétiens, ils ont néanmoins compris que l’Église du Christ était sous la seule juridiction de Son Seigneur, et que les magistrats civils ne doivent pas essayer d’empiéter sur cette autorité. À cause de ce respect salutaire pour l’Église, la toute première phrase de la Déclaration des Droits commence comme suit :
« Le congrès ne fera aucune loi en ce qui concerne un établissement religieux, ou en interdire le libre exercice ». (Constitution des États-Unis, Premier amendement).
Selon le Juge de la Cour Suprême, Hugo Black : « La clause d’établissement du Premier amendement signifie au moins ceci : aucun État ni gouvernement fédéral ne peut établir une église ». (Everson v. Board of Education, 1947).
C’était un des principes de la réformation du seizième siècle selon lequel l’Église et l’État étaient des gouvernements séparés, et que, bien qu’ils doivent travailler ensemble pour la poursuite du Royaume de Dieu, ils ne doivent pas se fusionner ou usurper la sphère d’autorité de l’autre (Profession de Foi Westminster, Chapitre XXIII : 3). Il est interdit à l’Église par les Écritures de prendre « l’épée » de l’État (Romains 13 :4) et il est également interdit à l’État de s’emparer des « clefs » de l’Église (Matthieu 16:19). Cependant, comme nous le verrons, le dernier cas est précisément ce qui arrive quand une église recherche l’incorporation aux mains de l’État.
Une église doit-elle s’incorporer sous le Gouvernement ?
Selon le Code du revenu interne, « une église, ses auxiliaires intégrés, et ses conventions et ses associations sont exclus de la taxation ». Code des États-Unis, Titre 26, 508(c)(1) (A).
La section 508 (c) du Code de revenu interne déclare que les églises ne sont pas obligées de faire une demande de statut de reconnaissance de la section 501(c)(3) afin d’être exemptées de la taxation fédérale ou de recevoir des contributions déductibles de l’impôt. Les églises sont exemptées automatiquement de l’impôt sur le revenu fédéral, et les contributions aux églises sont déductibles par les donateurs sous la section 170.
Ailleurs, les documents du revenu déclarent : « Pour une église, ses auxiliaires intégrés, ou une convention d’églises, il n’est pas nécessaire d’enregistrer un formulaire 1023 pour être exempté de l’impôt fédéral sur le revenu ou pour recevoir des contributions déductibles de l’impôt, une telle organisation peut trouver avantageux d’obtenir la reconnaissance de l’exemption (Statut d’exemption d’impôt pour votre organisation, Publication du département du revenu 557).
Quel « avantage » y a-t-il pour une église d’obtenir la reconnaissance 501(c)(3) et, de cette manière, échanger sa souveraineté pour un statut subalterne par rapport au gouvernement fédéral ? La plupart des gens répondraient que de telles allocations accorderaient une exemption de taxes pour l’église. Cependant, nous avons déjà vu que le gouvernement fédéral n’a jamais pu taxer l’Église du Christ ; l’Église n’est pas exempte de la taxation, elle est immunisée. L’avantage est quelque chose d’autre : « En établissant leurs exemptions, les collaborateurs potentiels sont assurés par le Ministère du revenu que les contributions seront déductibles ». (Statut d’exemption d’impôt pour votre organisation, Publication du département du revenu 557).
La tragique ironie de tout ceci est que, selon le Code du Ministère du revenu, les donations financières à une église non enregistrée et non incorporée sont automatiquement déductibles des impôts (26 USC 170-B)! Mais, est-ce selon les enseignements bibliques ?
« Dieu aime celui qui donne avec joie ». (2 Corinthiens 9:7). Mais les promesses du gouvernement sont, « Incorporez-vous et je vous retournerai jusqu’à trente-cinq pour-cent de vos dons et offrandes » ! Et la jeune mariée a pleuré. Maintenant, Jésus sait que Sa mariée « n'a pas donné selon son cœur […] sans tristesse ou sans contrainte ». (2 Corinthiens 9:7). Dieu n’a éprouvé aucun respect pour les offrandes de Caïn parce qu’il ne donnait pas selon son cœur (Genèse 4:3-6).
Bien sûr, le Ministère du revenu sait très bien qu’il n’a aucune autorité constitutionnelle sur l’Église, et qu’il ne peut pas violer la protection du Premier amendement contre l’ingérence gouvernementale avec l’Église. En fait, il ne peut pas violer les droits constitutionnels assurés de tous les citoyens américains ou des groupes de citoyens, et il peut obtenir cette juridiction seulement quand elle lui est donnée volontairement. Ainsi, le Ministère du revenu détient cet « avantage » non-biblique du statut des corporations 501(c)(3) comme un appât pour un clergé ignorant de la loi dans l’espoir que ces hommes « y mordront », se plaçant de cette façon, ainsi que leurs congrégations, fermement attachés sur leur crochet juridictionnel.
Une fois que l’appât a été attrapé, et que la prise est ramenée, une autre église a été transformée en un sujet « de fiction légale » sous le contrôle tyrannique du gouvernement fédéral. La vérité est que « les églises incorporées » ne sont pas, par définition, de vraies églises ! Elles sont simplement « des organisations à but non lucratif » (ou je devrais dire « des organisations non-prophétiques »). La vérité est que toutes les « églises » qui sont incorporées ont éliminé Jésus-Christ de Sa position légitime comme la Tête sur Son propre corps et a vendu ce Corps à la domination de l’État.
La vérité est que « les églises incorporées » sont assujetties au contrôle gouvernemental total, lequel peut ainsi contrôler ce qu’elles peuvent et ne peuvent pas enseigner et prêcher, elles ne peuvent pas entrer en conflit avec « la politique publique », ni attaquer le sens de l’auditeur sur le bien-être mental, l’estime de soi-même, l’orientation sexuelle, etc. Le Ministère du revenu interdit à de telles organisations de « pousser la propagande, ou tenter d’influencer la législation » (26 USC 501-C-3). Cette prohibition s’étend, non seulement à l’approbation d’un candidat politique, mais aussi à toutes les autres tentatives « d’influencer la législation », y compris de prendre une position publique contre de telles abominations protégées par le gouvernement, comme l’avortement ou l’homosexualité. Maintenant, l’Église découvre que les faveurs venant de Washington, DC, ont des ficelles qui y sont reliées. Dans ce cas, la ficelle est une corde qui est utilisée pour étrangler la voix qui a déjà été puissante, même extirper sa propre vie, et, finalement, la pendre par le cou jusqu’à ce que mort s’en suive !
Si un jour la Bible elle-même était jugée par le gouvernement comme étant « politiquement incorrecte », les églises incorporées pourraient se retrouver sur les bords d’un très sérieux dilemme. Après tout, dans un procès civil, la défense d’une corporation est limitée aux termes particuliers énumérés dans sa charte et les articles de son incorporation. Toutes les autres « preuves extrinsèques », y compris la Bible ou les croyances ou les normes historiques chrétiennes, seront rejetées dans un tribunal de l’État, parce qu’elles « ne sont pas contenues dans le corps du contrat ». (Dictionnaire Légal Black, page 588). À l’extérieur de ses propres murs, l’église incorporée ne peut pas soutenir l’autorité des Écritures en ce qui concerne les problèmes politiques ou civils, parce qu’elle est limitée par « les plus hautes lois » de l’État. Par conséquent, l’Église chrétienne de l’Amérique, petit à petit, cesse d’être le « sel » et la « lumière » de la société, ce qui lui a été ordonné d’être (Matthieu 5:13-16). Et, tout ceci pour une simple déduction d’impôt ! À cause de l’argent ! Ceci contredit directement les enseignements de Jésus, « Ne faites pas de la maison de Mon Père une maison de commerce » (Jean 2:16).
Opérer comme un commerce gouvernemental
Il y a des commerces profitables et des commerces à but non lucratif, mais un commerce est un commerce aux yeux du gouvernement. Une église incorporée ne peut simplement pas renier le fait qu’elle a demandé la permission de l’État pour fonctionner comme un commerce. Non seulement détient-elle sa charte et les articles de son incorporation enregistrés avec le Secrétaire d’État, mais elle doit aussi nommer un président, un vice-président, un secrétaire, et un trésorier. Aucun de ces postes n’a été institué par le Christ dans Son Église (Éphésiens 4:11-12), parce qu’ils existent pour contrôler le traitement des affaires d’une corporation, pas les devoirs spirituels du Corps du Christ.
Beaucoup d’églises, depuis 1984, ont commencé à énumérer le ministre et les autres dirigeants ecclésiastiques comme des « employés » pour les objectifs de la sécurité sociale. Le Ministère du revenu existe pour contrôler le revenu qui est interne au gouvernement fédéral. Par conséquent, dans le Code du revenu interne, un « employé » est spécifiquement défini comme suit : « Un officier, un employé, ou un officiel élu des États-Unis, d’un État, ou d’une subdivision politique », (26 USC 3401-C). En énumérant le ministre comme un « employé » qui gagne « un revenu », l’église incorporée l’identifie inconsciemment comme quelqu’un qui travaille pour le gouvernement fédéral. Une église libre, non incorporée, ne peut pas maintenir les normes d’une corporation qui fait des « affaires » comme une église. La congrégation d’une église est une assemblée privée d’individus, s’assemblant ensemble comme une famille, pour adorer leur Seigneur. Une adoration biblique n’est pas une activité « publique ». Jésus-Christ, pas l’État, a ordonné aux croyants de s’assembler ensemble.
Assujettie à la taxation via la sécurité sociale
Pourtant, une autre indication qu’une église incorporée est une agence du gouvernement est sa participation dans la sécurité sociale. Vu de cette manière, le paiement au programme de sécurité sociale par les églises incorporées nous amène à une conclusion qui étonne : les églises incorporées 501(c)(3) ne sont pas des églises exemptes de la taxation après tout ! C’est un principe légal établi que « le pouvoir de taxer est le pouvoir de détruire ». Seulement le gouvernement a le pouvoir de détruire ce qu’il a lui-même créé.
Un autre problème apparenté est au sujet de « la franchise de la corporation ». Selon la loi, « une corporation doit avoir une franchise », (Len Young Smith et G. Gale Roberson, La Loi commerciale de Smith et Roberson, page 786). Dans le cas d’une église incorporée, qui sont ses franchises ? Si vous avez pensé aux membres de la congrégation, vous êtes correct. En fait, ils sont légalement les « actionnaires » dans le commerce. C’est prouvé par le fait selon lequel les supposées « réunions congrégationalistes » de l’église incorporée doivent suivre les règles légales strictes de toutes les autres réunions des entreprises. Par exemple, les motions doivent être prises et les minutes doivent être conservées de toutes ces procédures. L’ordre doit être maintenu et tous les amendements doivent être votés par les membres de l’église.
De plus, à la fin de chaque année, les membres et les donateurs recevront un rapport détaillé de leurs contributions financières à l’église pour leurs rapports d’impôts, et un rapport des contributions qui démontre le début et la « balance » de la fin pour chaque membre. Cette pratique contredit directement l’ordre de la Bible au sujet de l’aumône donnée devant les hommes (Matthieu 6:1-4).
Le pasteur d’une église incorporée peut donc informer la congrégation de la déductibilité de l’impôt de leurs cadeaux seulement s’il les avertit qu’une somme déductible d’impôt peut être la seule récompense qu’ils recevront (Matthieu 6:4).
L’Église incorporée cède ses lois données par Dieu
L’homme, créé par Dieu à l’image de Dieu, s’est vu accordé par Dieu certains « droits inaliénables » qui sont protégés constitutionnellement. Les corporations, créées par l’État, ne sont pas de « vraies » personnes ou des personnes « naturelles » et, donc, n’ont aucun droit garanti par la constitution !
Ce n’est qu’une croyance populaire qu’une église incorporée peut refuser de dévoiler ses rapports financiers, particulièrement ses enregistrements de sa dîme, à l’État si une telle demande était faite. Cependant, une croyance aussi naïve ne protégera pas l’église, ou ses membres, du harcèlement du service du revenu ou de toute autre agence fédérale : « Une corporation n’est pas considérée comme une personne dans la clause du cinquième amendement de la constitution qui protège une « personne » contre « l’auto-incrimination ». (Len Young Smith et G. Gale Roberson, La Loi Commerciale de Smith et Roberson, page 787).
Selon un jugement de la Cour Suprême : « Il y a une distinction claire dans ce cas particulier entre un individu et une corporation à l’effet que ce dernier n’a pas le droit de refuser de soumettre ses livres et ses comptes à un examen par les officiels de l’État. Pendant qu’un individu peut refuser légalement de répondre à des questions incriminantes, à moins d’être protégé par une immunité, il n’en va pas de même pour une corporation qui détient certains privilèges et certaines franchises, de pouvoir refuser de montrer ses mains quand elle est inculpée d’un abus de ces mêmes privilèges ». (Hale v. Henkel, 201 US 74-75).
« Quand une corporation fait un contrat, c’est le contrat d’une entité légale […]. Les seuls droits qu’elle peut réclamer sont les droits qui lui sont donnés dans sa charte, mais pas les droits qui appartiennent à ses membres comme citoyens d’un État », (Banque d’Augusta v. Earle, 13 Pet. 586).
En d’autres termes, une corporation n’a pas de droits, seulement des privilèges qui pourraient être révoqués n’importe quand, au bon plaisir de son créateur. Les membres individuels (« actionnaires » ou « franchises corporatives ») cèdent aussi leurs droits à cause de leur union légale avec la corporation. Ainsi, le Ministère du revenu peut vérifier les rapports financiers de la corporation à tout moment, parce que, comme un ancien commissaire du service du revenu le déclarait, « les églises […] retiennent dans des trusts ce qui appartient au gouvernement ». C’est la loi, et ça ne peut pas être changé par des amendements à l’ordonnance de l’église, ou même par des bonnes intentions des dirigeants d’une église.
Une église incorporée peut-elle refuser de dévoiler ses rapports financiers au service du revenu sur la base selon laquelle elle ne savait pas que de telles conséquences résulteraient de l’incorporation ? Malheureusement, la réponse est non. L’incorporation est une forme de loi « négative », ou « une loi contractuelle ». Selon le Dictionnaire Légal Black, page 322, un contrat est « un accord entre deux ou plusieurs personnes qui crée une obligation de faire ou de ne pas faire une chose particulière ». Les lois qui régissent le contrat ne s’appliquent à aucune des parties jusqu’à ce qu’un contrat soit signé, alors, les parties sont légalement liées. Plaider l’ignorance des détails du contrat n’excusera aucune des parties de leurs obligations une fois que le contrat sera signé : « règle générale, une partie est tenue d’exécuter ce qu’elle a signé. […] Une partie ne peut pas obtenir l’élimination de la responsabilité envers le contrat sur la base qu’elle n’avait pas compris les effets légaux du contrat », (Len Young Smith et G. Gale Roberson, La Loi Commerciale de Smith et Roberson, page 70).
En s’incorporant, le pasteur et les aînés d’une église doivent réaliser qu’ils ont, effectivement, signé un contrat avec le gouvernement fédéral qui les rend légalement et moralement responsables d’obéir (Romains 13:1). Ils cessent d’exister comme une « véritable » association du Premier amendement avec des droits « inaliénables », et ils sont transformés en une institution fédérale sous la complète juridiction et le contrôle des « Actes du Congrès ». Une église ne peut pas non plus changer la nature d’un contrat.
Un statut non-biblique de responsabilité limitée
Finalement, examinons brièvement les problèmes bibliques de l’incorporation de l’Église. Comme nous l’avons vu, la Bible enseigne que l’Église chrétienne est une corporation spirituelle qui doit son existence à sa Tête, qui est le Christ. Chaque membre individuel est en alliance avec les autres et offre ses dons au profit du groupe collectif. C’est le concept de l’unité dans la diversité. L’ensemble doit sa substance à ses parties individuelles. Donc, les actions d’un individu affectent indirectement l’ensemble.
Nous voyons ce concept d’alliance plusieurs fois à travers les Écritures. Par exemple, dans l’Ancien Testament, le péché d’Acan a amené le jugement sur toute la nation d’Israël (Josué 7), et l’action vertueuse de Phinées a amené les bénédictions de Dieu (Nombres 25). Cependant, ce principe n’a pas été éliminé avec l’Ancien Testament. Dans 1 Corinthiens 5, Paul a exhorté l’Église corinthienne de faire disparaître l’adultère impénitent avec l’illustration suivante (verset 6-7).
L’influence de corruption du péché ne devrait jamais être sous-estimée, et une congrégation entière risque le jugement de Dieu si un de ses membres continue ouvertement sa rébellion contre Sa Parole. C’est la raison pour laquelle il est tellement important pour les aînés de protéger l’Église de la désintégration morale et spirituelle en éliminant les membres impies via l’excommunication. De la même manière, c’est également la responsabilité des membres individuels d’une église de se dissocier d’une église apostate, afin de ne pas « être partie prenante de ses péchés » (Apocalypse 18:4).
L’incorporation de l’Église est une véritable gifle au visage même de l’alliance biblique. C’est particulièrement démontré dans les privilèges de la « responsabilité limitée », ce qui signifie que la corporation ne peut pas être légalement tenue responsable des actions de ses membres individuels : « une corporation […] doit être distincte des individus qui la composent et la contrôlent, de même que les propriétés qu’elle possède », (Len Young Smith et G. Gale Roberson, la Loi commerciale de Smith et Roberson, page 785).
Dieu n’a certainement pas travaillé avec la nation d’Israël sur la base de la responsabilité limitée, alors pourquoi les églises modernes recherchent-elles ce statut non-biblique pour elles-mêmes ? En donnant Ses ordres à l’Église, Jésus a promis que « tout pouvoir [Lui] a été donné dans le ciel et sur la terre [Il est] avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde ». (Matthieu 28:18,20). Apparemment, ce n’était pas assez pour l’Église. L’État a promis de protéger l’Église des procès et des autres attaques si seulement elle s’incorpore. Tournant le dos à la protection promise à Sa jeune mariée par Jésus-Christ, l’Église a accepté la « protection » de son amant.
Il semblerait que la responsabilité limitée protège les membres individuels des poursuites personnelles. Cependant, ce n’est simplement pas le cas. Les franchises d’une corporation sont tout aussi susceptibles, sinon plus, à des poursuites que toutes les autres organisations. De plus, l’église incorporée elle-même augmente considérablement sa propre susceptibilité à des poursuites en raison du fait qu’un commerce est plus susceptible d’être poursuivi en justice qu’une organisation strictement religieuse. Les églises non incorporées sont immunisées, elles ne peuvent pas poursuivre en justice, mais elles ne peuvent pas être poursuivies en justice par quiconque.
Les corporations n’ont pas d’âme
« L’homme a été créé par, et pour, la Parole de Dieu, et ceci en fait une créature qui est responsable. Les masses, les collectivités, et les espèces n’ont pas de responsabilité; elles ne sont pas capables d’assumer des responsabilités. Les corporations ne peuvent pas pécher, ne peuvent être proscrites, ni être excommuniées, parce qu’elles n’ont pas d’âme », (10 Rep. 32 b).
« Les êtres humains sont appelés « des personnes naturelles » qui se distinguent des institutions ou des corporations « artificielles ». Pour acquérir le statut de personnalité artificielle ou légale, le groupe qui recherche ce statut doit être incorporé, c’est-à-dire qu’il doit obtenir un permis formel de l’État. Dans le code civil moderne, pour que l’incorporation soit nécessaire pour certains objectifs, principalement dans le droit commercial, un groupe de personnes agissant comme une unité, peuvent être traités comme une personne légale ou artificielle », (Warren Co. v. Heister, 219 La. 763, 54 S.2d12 ; le Dictionnaire Légal Radin (1955), page 249).
Pouvez-vous imaginer l’Église primitive des apôtres passant le chapeau pour venir en aide à César ? Demander à l’Église du Seigneur de recueillir une taxe pour financer toutes les choses méchantes sur cette terre, y compris le meurtre de millions de bébés chaque année, est la pire des tyrannies.
Parce qu’une « institution » n’a aucun accès à n’importe quelle loi, excepté la loi qui l’a créée, alors aucun argument constitutionnel ne pourra jamais être levé par cette personne, ou corporation, avec succès. Le gouvernement est la personne créée par les constitutions et aucun officier ne peut argumenter contre le pouvoir qui l’a mis en place en utilisant la loi qui ne lui a pas été donnée par le pouvoir supérieur. Dans la même veine, une « personne » créée par la législation ne peut utiliser de loi, excepté celle qui l’a créée, pour n’importe quels arguments contre le pouvoir supérieur qui l’a créée.
Organisme ou organisation ?
Le corps de Christ est-il un organisme ou une organisation ? Un organisme est une chose vivante. Je vis et je fais partie du corps de Christ. Le corps de Christ est l’Église. Une église incorporée n’est pas un organisme, mais une organisation. Une organisation est une créature de l’État, et, comme telle, elle doit maintenir sa fidélité envers le créateur de son organisation.
Tous ceux qui se joignent à une organisation qui est sous le statut corporatif acceptent la dette de cette organisation, et deviennent assujettis à la dette d’un autre. Je n’ai pas besoin de vous dire ce que les Écritures nous disent au sujet de cette dette. Emprunter de l’argent, pour une expansion, à des banquiers impies, n’est pas un principe biblique et, comme tel, ne peut pas être béni par Dieu.
Le Dictionnaire Légal Black, la cinquième édition, définit une « organisation » comme une « sous-division ou une agence gouvernementale ou corporative, un trust commercial, un partenariat ou une association […] ou une autre entité légale ou commerciale ». Cette définition montre qu’une organisation – même si elle fonctionne comme une église – est reconnue comme commerciale et publique; une église incorporée est légalement interprétée comme une entité commerciale. Mais Christ n’a-t-Il pas dit « ne faites pas de la maison de Mon Père une maison de commerce », (Jean 2:16) ?
Le véritable avantage de 501(c)(3) que l’Église recherche dans l’incorporation est la capacité d’emprunter de grandes quantités de capitaux. Ceci asservit chaque homme, chaque femme, et chaque enfant dont les noms apparaissent sur les rôles d’adhésion de l’Église. De quelle manière ? Parce que tous les officiers et tous les membres de l’Église s’engagent comme garants des dettes financières de l’Église, qu’ils en aient connaissance ou pas. Pour quelle raison ? Parce que les noms des membres qui apparaissent sur les listes de l’église sont les bénéficiaires des « services » de cette église, qui sont aussi analysés comme commerciaux par le gouvernement (le terme « service » étant un terme commercial, et signifiant être payé pour une occupation, une action d’aider ou avantager un autre, ce qui résulte en un bénéfice). En plus, les « dons déductibles d’impôts » sont une autre preuve supplémentaire de la connexion commerciale à la corporation.
Une maxime d’États déclare que « celui qui accepte l’avantage doit aussi porter le fardeau », ce qui signifie que si quelqu’un accepte un quelconque avantage d’une église incorporée, cette même personne est aussi responsable des dettes et des actions de la direction de l’église. Si l’église est poursuivie en justice et un arrangement financier est ordonné par le tribunal, il n’y a pratiquement pas de limite jusqu’où le tribunal peut étendre son pouvoir pour collecter les membres, même s’ils ne sont pas les officiers responsables du crime civil. « Car Mon joug est doux, et Mon fardeau léger », (Matthieu 11:30).
« Bien qu’il ait déjà été dit qu’une corporation n’est pas passible de poursuites, mais les membres le sont », (Anon., 12 Mod. 559), il est bien connu maintenant qu’une corporation peut être inculpée pour avoir omis d’avoir exécuté une obligation publique qui lui est imposée par la loi ». (Reg. v. Birmingham & G. Ry. Co., 3 Q.B. 233 ; New York & G. L. R. Co. v. State, 50 N. J. Law 303, 13 Atl. 1, affirmé dans 53 N. J. Law, 244, 23 Atl. 168).
Aux temps de Jésus, les principaux prêtres se liaient à César (Jean 19:14-15). Pour qui étaient-ils des prêtres ? César. Pour qui exerçaient-ils leurs ministères ? César. Pour qui les églises du 501(c)(3)) exercent-elles leurs ministères maintenant ? « Nous n’avons pas d’autre roi que César ». Ils ont un drapeau américain dans chacune de leurs églises. « Nous ne faisons plus de déclarations politiques de la chaire dorénavant, nous ne prêchons jamais contre celui qui autorise notre ministère. Nous ne voulons pas perdre notre statut d’exonération d’impôts » ! Ainsi, nous avons eu le fascisme au temps de Christ, et nous avons le même fascisme aujourd’hui.
Conclusion
C’est le temps pour les églises d’Amérique de se réveiller au fait qu’elles ont sérieusement compromis l’autorité de Christ en s’incorporant. La toute première phrase de la Charte des Droits déclare que « le Congrès ne fera aucune loi en ce qui concerne un établissement religieux ». Aucune loi signifie aucune loi. Les églises chrétiennes n’ont pas besoin d’obtenir un « permis de fonctionnement » spécial pour éviter la taxation ; le gouvernement ne peut tout simplement pas les taxer pour commencer ! L’église est déjà immunisée contre toutes les formes de taxations.
Il est interdit à l’Église de Jésus-Christ dans les Écritures de se fusionner avec les États parce que les deux existent comme des entités séparées. L’État ne doit pas réclamer une quelconque juridiction sur l’Église, et celle-ci ne doit pas se placer dans une telle position. L’Église n’a pas besoin de demander à l’État la permission d’exister comme une entité légale. Sa charte est la Bible, et ses articles d’incorporations sont les commandements de Dieu. Comme Jésus l’a dit, « aucun homme ne peut servir deux maîtres », (Matthieu 6:24). Si ce principe peut s’appliquer à un individu, il s’applique beaucoup plus à Son Église.
Les membres des églises doivent confronter leurs pasteurs et les aînés concernant ces problèmes. Ne les laissez pas simplement vous répondre avec la déclaration selon laquelle le sujet « a déjà été étudié », ou selon laquelle « nous l’avons toujours fait de cette manière ». Défiez-les de produire une copie des statuts du Ministère du revenu qui déclarent qu’une église chrétienne doit s’incorporer comme une organisation 501(c)(3) afin d’effectuer ses fonctions ordonnées par Dieu. Ils ne pourront pas le faire, parce qu’une telle loi n’existe tout simplement pas. Vous pouvez vous retrouver importun dans votre église, mais, au moins, vous aurez la satisfaction de vous être tenu debout pour la vérité et pour la seule prérogative qu’uniquement Christ peut diriger Sa propre Église.
vendredi 25 janvier 2013
La Diaspora des Chrétiens Fidèles
La diaspora des chrétiens fidèles qui ont quitté les églises infidèles
Nous assistons aujourd'hui à une nouvelle diaspora, la dispersion de tous les Chrétiens qui ont été contraints de se séparer des églises tièdes ou infidèles, parce que nous sommes parvenus à la fin des temps. Mais cette diaspora fidèle est riche de promesses !
N.B. : J'ai utilisé dans cet article une certaine technique permettant de faire progresser mon massage. Cela signifie que vous verrez parfois apparaître dans le corps de l'article certaines objections classiques que des lecteurs pourraient soulever. Ces objections sont suivies de ma réponse.
Tout ce que j'écris vient de mon cœur. Parfois, ce qui sort de mon cœur est marqué du sceau d'une passion particulière. C'est le cas de cet article. Il concerne un sujet qui m'est très cher. Cet article parle de la manière dont beaucoup de Chrétiens vivent leur " vie d'église ". Pour beaucoup d'entre eux, en effet, leur appartenance à une église, au lieu d'être pour eux l'occasion d'une croissance spirituelle idéale, s'est réduite à un voyage de cauchemar vers l'holocauste, à bord d'un train fantôme.
Je vous préviens donc que cet article n'est pas un froid traité sur l'organisation et le fonctionnement d'une église. Il s'agit plutôt d'un exposé passionné sur la manière dont la réalité s'est tellement écartée de l'idéal biblique, pour beaucoup de Chrétiens.
C'est un fait bien établi que beaucoup de Chrétiens véritables, engagés et fidèles à la Bible, ne sont plus membres d'aucune église. Il ne s'agit certes pas d'une situation idéale. Mais nous vivons dans des temps très particuliers. Des temps particuliers nécessitent des mesures particulières. Beaucoup de Chrétiens ont dû prendre aujourd'hui ces mesures particulières. Blessés, maltraités et complètement désillusionnés, ils n'appartiennent plus à aucune église.
En fait, nous assistons à la naissance d'une " nouvelle diaspora ". Il s'agit d'une diaspora à l'échelle de la planète, riche d'un grand potentiel pour le Royaume de Dieu. Ces Chrétiens ont simplement besoin d'être traités avec compréhension et compassion, au lieu d'être rejetés et de faire l'objet de mesures d'intimidation.
" Diaspora " est un mot grec qui signifie " dispersés dans le monde entier ", dispersés comme des graines emportées par le vent. Ce mot a été employé par l'apôtre Pierre, par exemple, lorsqu'il écrit : " Pierre, apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui sont étrangers et dispersés dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l'Asie et la Bithynie " (1 Pierre 1:1). Cette dispersion était un facteur majeur dans l'histoire de l'Église primitive. Des Juifs déjà dispersés, qui croyaient au Seigneur, et qui s'ouvrirent à la foi en Christ, permirent de propager l'Évangile bien au-delà de Jérusalem, en Judée, en Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. Le Livre des Actes mentionne bien d'autres dispersions, suite à des persécutions. L'Évangile se répandit comme Dieu le voulait, et non comme les hommes auraient pu le planifier, à mesure que les Chrétiens étaient repoussés malgré eux vers de nouveaux pâturages.
Aujourd'hui, nous assistons à une forme nouvelle de dispersion. Dans le monde entier, de nombreuses brebis, privées de tout droit de cité dans leur église, persécutés et maltraités à la fois par le monde et par les églises auxquelles ils appartenaient, se sont réfugiées dans leur caverne d'Adullam.
(OBJECTION : Aucun Chrétien ne devrait jamais se réfugier dans une caverne ! Il devrait au contraire rester au milieu du monde pour répandre l'Évangile, au lieu de se permettre un isolationnisme égoïste.
RÉPONSE : Quand je dis que les membres de cette " nouvelle diaspora " se sont réfugiés dans leur caverne d'Adullam, je ne veux pas dire qu'ils sont allés se cacher d'une manière permanente, et qu'ils ont arrêté de répandre la Parole de Dieu. Rien ne serait plus loin de la vérité. Les membres de cette " nouvelle diaspora " ont un désir intense d'évangéliser. Toutefois, comme David avait besoin de récupérer, dans sa caverne d'Adullam, parce qu'il était poursuivi par la folie meurtrière de Saül (1 Samuel 22:1), les membres de la " nouvelle diaspora " ont aussi besoin de guérir de leurs blessures, et de découvrir la direction de Dieu pour leur vie. En fait, tous ceux qui ont rejoint David dans la caverne d'Adullam, même s'ils n'étaient pas considérés comme fréquentables par les " gens bien " de l'époque, devaient devenir les troupes d'élite de David, ceux qui allaient accomplir l'œuvre du Seigneur (1 Sam. 22:2; 1 Sam. 23:5, etc. …). En réalité, toute la période passée par David dans la caverne d'Adullam est très instructive pour la " nouvelle diaspora ". David savait que cette période était temporaire et devait lui permettre de récupérer, " jusqu'à ce que je sache ce que Dieu fera de moi " (1 Sam. 22:3). Finalement, le prophète Gad vint trouver David, pour lui dire qu'il était temps pour lui de sortir de sa caverne et pour rentrer dans le pays de Juda (1 Sam. 22:5). La " nouvelle diaspora " est également très sensible à la direction divine.
Le problème, c'est que les gens appellent d'un ton méprisant de " l'isolationnisme " ce qui n'est en fait qu'un temps de " récupération ". Si l'un de vos enfants venait juste de vivre une très mauvaise et très traumatisante relation de couple, le pousseriez-vous aussitôt à s'engager dans une nouvelle relation ? S'il était passé par plusieurs mariages particulièrement dévastateurs, et qu'il manifestait le désir de ne plus jamais se marier, commenceriez-vous à fulminer contre lui, en le mettant en garde contre les dangers du célibat ? Non, bien sûr ! Si certains Chrétiens ont subi tant de traumatismes et de mauvais traitements dans une église, pourquoi vouloir les obliger, avec menaces, de se joindre aussitôt à une autre église ? C'est une attitude sectaire, et tout simplement un manque de la plus élémentaire sensibilité. Des Chrétiens blessés qui ne fréquentent plus d'église ne sont pas des " isolationnistes ". C'est une accusation injuste. Ils s'efforcent tout simplement de récupérer ! Ils ont besoin d'un temps de convalescence. Cela peut leur prendre quelques semaines, quelques mois, ou quelques années. Dans certains cas extrêmes, cela peut même durer quelques décennies ! On manque complètement de sensibilité si l'on est incapable de reconnaître cela. Il s'agit d'un aspect du ministère pastoral qui semble échapper à la compréhension de bien trop de Chrétiens engagés.)
Ainsi, nous nous trouvons aujourd'hui en présence d'une nombreuse " nouvelle diaspora ". Qu'est-ce qui a bien pu créer un tel phénomène ?
Beaucoup se font de " l'église " une image idéale qui ne correspond absolument pas à la réalité. Presque tous les Chrétiens semblent croire que " l'église " doive apporter une solution à tous leurs problèmes. Tout ce qu'on demande aux Chrétiens, c'est de continuer à " venir à l'église ", et leur soleil continuera à briller haut et fort ! " Venez à l'église, et le Seigneur va vous bénir ! Venez à l'église, et ne vous privez pas des " moyens de la grâce " ! Venez à l'église, et tous vos besoins seront satisfaits ! Venez à l'église écouter l'enseignement du Seigneur ! Venez à l'église ! Venez à l'église ! Venez à l'église ! " On finit par en avoir la nausée !
Beaucoup se font de " l'église " une image idéale qui ne correspond absolument pas à la réalité. Presque tous les Chrétiens semblent croire que " l'église " doive apporter une solution à tous leurs problèmes. Tout ce qu'on demande aux Chrétiens, c'est de continuer à " venir à l'église ", et leur soleil continuera à briller haut et fort ! " Venez à l'église, et le Seigneur va vous bénir ! Venez à l'église, et ne vous privez pas des " moyens de la grâce " ! Venez à l'église, et tous vos besoins seront satisfaits ! Venez à l'église écouter l'enseignement du Seigneur ! Venez à l'église ! Venez à l'église ! Venez à l'église ! " On finit par en avoir la nausée !
C'est triste à dire, mais pour un grand nombre de Chrétiens, le fait de venir à l'église ne leur a rien donné de tout cela ! Pour eux, cela a été plutôt : " Venez à l'église, pour qu'on vous presse comme un citron ! Venez à l'église, pour qu'on vous poignarde dans le dos ! Venez à l'église, pour être empoisonné par toutes sortes de mensonges et de fausses doctrines ! Venez à l'église, pour caresser l'ego du pasteur ! Venez à l'église, et ce sera pour vous pire qu'un cauchemar ! Venez à l'église, pour qu'on vous y vole le peu de foi que vous pouvez avoir ! Venez à l'église, jusqu'à ce que vous soyez complètement dégoûté de la vie ! "
Oui ! " Venez à l'église, jusqu'à ce que vous soyez complètement dégoûté de la vie ! " C'est choquant de lire cela, n'est-ce pas ? Si vous pensez que j'exagère, je peux vous dire que pour beaucoup de Chrétiens, c'est une phrase qui est bien faible pour décrire ce qu'ils ressentent ! Pour eux, les églises ressemblent plus aux sordides environs de l'Enfer qu'aux sublimes faubourgs du Paradis ! Quand ils vont à l'église, ils se voient au milieu d'un nid de guêpes plutôt que dans le sein d'Abraham ! On les a si souvent poignardés dans le dos qu'ils finissent par vous donner le conseil suivant, comme on me l'a déjà donné : " Si vous chantez ce cantique ici, vous feriez mieux de vous asseoir au dernier rang ! " Vous n'aimeriez peut-être pas que beaucoup de gens vous donnent ce conseil, mais il vous faudra pourtant l'accepter comme faisant partie de votre vie. Parce que c'est la vérité. Vous ne pouvez pas prétendre que la réalité n'est pas ce qu'elle est, même si elle ne vous fait pas du tout plaisir, et quel que soit votre désir de le prétendre !
J'en suis venu à conclure que beaucoup de Chrétiens idolâtrent tellement la notion " d'église ", qu'ils ne voient plus à quel point leur église est envahie de ténèbres. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle ils se fâchent si fort contre moi quand je dis cela ! Ou alors, ils balayent le problème d'un revers de main, en invoquant la piètre excuse que " nous sommes tous des pécheurs ". Comme s'ils voulaient justifier toutes les mauvaises actions commises par tous ceux qui sont censés être le tabernacle du Saint-Esprit.
Il se peut aussi que ces Chrétiens voient bien les ténèbres dans lesquelles est plongée leur église, mais qu'ils préfèrent soigneusement cacher cette réalité, ce qui peut expliquer pourquoi ils veulent me fermer à tout prix la bouche. Mais la seule manière de me fermer la bouche, c'est de me tuer ! Vous pouvez certes raconter une foule de mensonges sur moi. Mais vous perdez votre temps, parce que d'autres l'ont déjà fait bien souvent avant vous ! Ils ont déjà tenté de répandre sur mon compte tous les mensonges possibles et imaginables !
En février dernier, quelqu'un m'a écrit depuis l'Angleterre. Il me disait dans sa lettre : " Savez-vous qu'on raconte ici, dans les églises évangéliques conservatrices, que vous avez adhéré à une secte ? " Étonnant ! Alan Morrison dans une secte ! Ce serait aussi grotesque que d'affirmer que Tony Blair est la marionnette de Margaret Thatcher, ou qu'Al Gore s'est joint au Ku Klux Klan ! Mais je crois que ceux qui veulent vous canarder sont prêts à dire n'importe quoi, même si c'est quelque chose de si improbable que ce sont les calomniateurs qui finissent par avoir l'air stupide. Pourtant, ce qui est terrible, c'est que ce ne sont pas les calomniateurs qui ont l'air stupide ! Car la grande majorité des membres des églises les écoutent. Et ce sont ces églises évangéliques " conservatrices " qui veulent forcer la " nouvelle diaspora " à se joindre à elles ! Je comprends à présent pourquoi le journaliste H. L. Mencken a dit que personne ne risquait de perdre le moindre centime en pariant sur le peu d'intelligence de l'opinion publique, ou pourquoi P. T. Barnum, le magnat du cirque, a dit que, chaque minute, naissait un gogo !
D'ailleurs, ce ne sont pas les bébés en Christ qui répandent de telles rumeurs. Ce sont les prétendus " Chrétiens mûrs ", les anciens et les pasteurs des églises supposées être traditionnelles et conservatrices, qui fomentent de telles choses. Je n'arrive pas à comprendre comment des Chrétiens authentiques peuvent s'engager dans de telles activités. Mais je sais pour quelle raison ils le font. C'est parce qu'ils ont peur des gens comme nous. Ils ont peur de nous, parce que nous voyons clair à leur sujet. Nous posons trop de questions, nous dénonçons trop de scandales, nous découvrons trop de mensonges, nous révélons trop de contradictions ! Il n'y a aucune place pour des gens comme nous dans des églises qui constituent un système rigide, autoritaire et dictatorial, qui étouffe la vie de l'Esprit, et dans lequel la liberté que donne l'Évangile de Christ est miraculeusement transformée en pesant fardeau et en gros bâton ! Aujourd'hui, dans beaucoup d'églises, si vous voulez survivre, il vous faut vous mettre à quatre pattes et faire le gros dos ! Alors, on consentira à vous dire que " vous êtes vraiment dans la communion fraternelle ", ou que vous êtes " un membre solide de l'église " ! Qu'est-ce qui peut donc pousser des Chrétiens sensibles et intelligents à s'enfuir le plus loin possible de telles églises ? Peut-on s'étonner de l'existence de cette " nouvelle diaspora " ?
(OBJECTION : Votre problème, c'est que vous êtes plein de haine et de colère ! Vous avez une telle amertume que vous n'êtes pas digne d'être un enseignant chrétien ! Vous avez besoin de vous repentir !
RÉPONSE : Mon ami, vous confondez la haine et la passion ! Vous pensez que je suis caustique, amer et haineux en écrivant ce que j'écris. Mais rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité. Je n'ai aucune colère, et je ne suis pas hors de moi. D'ailleurs, je ne me mets pas en colère. On perd son temps quand on se met en colère. Peut-être n'aimez-vous pas mon style ? Que pensez-vous du style de Jude 12-13 ? Que pensez-vous du style de Jésus dans Matthieu 23:13-30 ? Des Chrétiens ne devraient-ils jamais se passionner pour quoi que ce soit ? Je suis un passionné. Point. Les gens qui sont authentiques aiment cela. Ceux qui ne sont pas authentiques n'aiment pas cela !
Vous n'imaginez pas le nombre de blessés qui sont sur mon carnet d'adresses e-mail ! Ce sont tous ceux qui ont souffert entre les mains des pharisiens, des autocrates et des ignares au cœur dur ! Quand je parle de cela, je deviens passionné ! J'ai toujours réagi ainsi ! Et je le ferai toujours.
Alors, je le répète : Je ne suis pas du tout en colère. Je suis simplement passionné. Si vous ne pouvez pas faire la différence entre colère et passion, c'est que vous avez besoin de vous éveiller à la souffrance des autres. Ce n'est pas une coïncidence si le mot " passionné " vient d'un mot latin qui signifie " souffrir ". Les gens passionnés peuvent s'identifier à la souffrance et à ceux qui souffrent. Sur cette base, je ne peux m'empêcher de vouloir aider les opprimés, de me faire le champion de la cause de ceux que l'on foule aux pieds, d'éclairer les aveugles, et de tendre la main aux infirmes. C'est cela, la passion.)
Certains prétendent que si des Chrétiens ne vont pas à l'église, ne serait-ce que le dimanche, ils vont " se priver des moyens de la grâce ". Je suppose que ceux qui invoquent ces " moyens de la grâce " veulent parler des " institutions créées par Dieu pour transmettre normalement à l'âme humaine Sa grâce, c'est-à-dire l'influence surnaturelle du Saint-Esprit " (selon la définition du théologien Charles Hodge). Certes, Dieu a prévu de transmettre à Ses enfants de nombreuses grâces, par les moyens d'une véritable communion fraternelle, de la lecture et de la prédication de la Parole de Dieu, et de la participation à la Sainte Cène. Mais je crois que les quelques contacts formels et sans vie que l'on confond aujourd'hui avec la " communion fraternelle ", dans beaucoup d'églises, n'a que très peu de rapports avec ce que Dieu avait prévu pour assurer la consolation et la croissance de Son peuple !
Je sais que vous pourriez me citer vertement le verset 25 de l'épître aux Hébreux, au chapitre 10 : " N'abandonnons pas notre assemblée, comme c'est la coutume de quelques-uns " ! Mais le texte grec ne dit pas cela. Il dit : " N'abandonnez pas le fait de vous assembler … " En outre, il ne s'agit pas d'un commandement rigide " d'aller à l'église, sinon … ! " Le contexte de ce passage montre que l'auteur mettait les Chrétiens en garde contre l'apostasie (Hébreux 10:23, 26-31). Il faisait référence à ceux qui non seulement avaient abandonné la fréquentation de leur assemblée, mais qui étaient en train d'abandonner la foi, à cause des persécutions qu'ils subissaient. Je dis en passant qu'il ne me semble pas que les églises qui répandent des rumeurs et des mensonges soient trop persécutées. Ce sont plutôt les personnes qui sont victimes de leurs mensonges et de leurs calomnies qui sont persécutées ! Combien de fois il m'est arrivé de voir ce verset d'Hébreux 10:25 jeté à la face de ceux qui n'avaient manqué qu'un seul culte du dimanche !
Le simple fait d'invoquer Hébreux 10:25 pour rassembler ses troupes et les inciter à venir au culte du dimanche représente une vision complètement déphasée de la communion fraternelle chrétienne ! L'Église n'est pas censée être une secte ! Quand on voit de quelle manière certains considèrent le culte du dimanche comme le summum absolu de la vie spirituelle, on se demande s'ils ne font pas partie de la secte la plus pernicieuse ! Surtout quand il ne se passe dans ces cultes rien qui soit en mesure de nourrir la vie et la croissance spirituelles des Chrétiens !
Il est intéressant de constater que si beaucoup se sont exilés aujourd'hui loin d'une église évangélique, c'était en raison de l'absence d'un véritable ministère d'autorité spirituelle de type " apostolique ". Aujourd'hui, n'importe qui peut créer une " église " et commencer à maltraiter des multitudes de gens dans la secte qu'il a créée. Quelle confusion ! S'il existait aujourd'hui de véritables apôtres ayant la carrure et l'autorité de Paul ou de Pierre (ce qui n'est pas le cas), je crois que les choses seraient vraiment différentes ! Il serait intéressant de voir de quelle manière ils auraient réagi devant cette " nouvelle diaspora ". En tout cas, je ne peux pas imaginer qu'ils jetteraient Hébreux 10:25 à la face de ces gens, sans aucune compassion ni la aucune sensibilité.
Beaucoup de gens, quand ils arrivent dans une église, sont déjà dans un piètre état, à cause de leur vie passée, de leurs mauvaises relations avec les autres, etc. … La dernière chose dont ils ont besoin, c'est d'être à nouveau maltraités par les Chrétiens, alors qu'ils croyaient enfin se trouver dans les faubourgs du Ciel ! Je ne crois pas que la Bible harangue ces personnes avec dureté, pour les obliger à rester dans un tel environnement ! Notre Seigneur est plus compatissant que cela. Certes, on pourrait vous pardonner de penser différemment, rien qu'en entendant parler certains de Ses propres disciples ! Il me semble très légaliste d'avoir recours ainsi à un passage de l'Écriture, sans discernement et sans amour. On dirait qu'il existe une manière assez " macho " de reprendre ceux qui ont été tellement blessés qu'ils ont dû se séparer d'une église. Considérer ces gens comme des " tire-au-flanc ", comme je l'ai entendu dire, puis les critiquer parce qu'ils n'obéissent pas à l'Écriture, non seulement c'est faire preuve d'une grande dureté, mais c'est aussi être complètement à l'opposé de la foi qui nous est commune. L'objectif principal de l'œuvre de Christ n'est pas de faire obéir les Chrétiens à la lettre de l'Écriture, d'une manière mécanique, dure et légaliste. Au contraire, l'objectif principal de l'œuvre de Christ, dans la vie de Ses enfants, c'est d'augmenter leur amour pour Dieu et pour leur prochain, surtout pour ceux qui partagent la même foi. La foi n'est véritablement la foi qui sauve que si elle est agissante par l'amour (Galates 5:6; Jacques 2:14-26). Je dirais que c'est justement cet amour qui manque le plus à ceux qui critiquent aussi violemment la " nouvelle diaspora ".
Je suis conscient du fait que certains passent facilement d'une église à l'autre, ou quittent une église sans motif véritable. Mais ce n'est pas de cela que je parle ici. Je ne suis pas du tout en train de décourager les Chrétiens de se joindre à une véritable assemblée. Ceux qui le disent veulent me caricaturer. C'est une tactique malhonnête assez fréquente dans le jeu d'attaques et de ripostes de la scène chrétienne aujourd'hui. Mon seul objectif est d'aider des âmes blessées, dans la situation où elles se trouvent à présent. C'est sur ce terrain que le Seigneur Jésus rencontrait les gens, et c'est sur ce terrain que je veux aussi les rencontrer. Il m'est arrivé de souffrir un peu dans des églises. Cela m'a rendu capable de comprendre les souffrances des autres. Cela leur permet aussi de me faire confiance, car la plupart d'entre eux ont eu à souffrir de voir leur confiance trahie. Il faut bien que quelqu'un aille aider ceux qui ont dû s'éloigner des églises.
Certains m'ont dit que je ferais mieux de me consacrer à l'édification de l'Église, au lieu de passer tellement de temps à écrire des articles sur Internet. A ma manière, je crois que je travaille effectivement à l'édification de l'Église, au moyen de ce que j'écris sur Internet. Peut-être n'aimez-vous pas ce que je fais, ou ne l'approuvez-vous pas, car c'est une manière d'agir qui n'est pas familière à beaucoup de gens. Je préfère m'occuper de la réalité, d'une manière pratique, plutôt que de rêver à des choses idéales.
La situation qui est la nôtre aujourd'hui, avec l'existence de cette " nouvelle diaspora ", est complètement différente de celle qui existait du temps des écrits du Nouveau Testament. Toutefois, dès le troisième siècle, à une époque où la majorité des églises étaient profondément infectées par les doctrines gnostiques puis, plus tard, lorsqu'elles furent à nouveau infectées par l'arianisme, un grand nombre de Chrétiens authentiques durent quitter les églises et trouver d'autres solutions, ou même survivre dans un terrible isolement. Peu de choses ont été publiées sur cette période, mais la vie dut être très difficile pour beaucoup de Chrétiens. Il suffit de citer l'exemple d'Athanase, en 373. Il fut exilé et traité comme un vil paria par l'église apostâtes. Son anti-arianisme a sans doute fait de lui un homme très solitaire et isolé, mais, plus tard, on lui rendit justice.
Nous savons pourtant quel est le modèle idéal, selon les Écritures. Mais il n'est pas toujours possible d'appliquer ce modèle. C'est cela que je veux simplement dire. Ceux qui ne peuvent pas l'appliquer, pour des raisons qui échappent à toute intervention humaine, ne doivent pas être considérés comme de vils pécheurs. La culpabilité doit dépendre des motivations du cœur, pas de l'existence de circonstances inévitables. N'importe quel homme de loi vous dira cela. C'est ainsi que le Seigneur agit. Il juge les motivations de notre cœur, plutôt que nos œuvres extérieures. Les Chrétiens dont je vous parle, qui ne peuvent plus, ou ne veulent plus, être membres d'une église, aiment profondément le Seigneur et Son peuple. Leur plus cher désir serait d'avoir une réelle communion fraternelle avec des Chrétiens qui partagent leurs idées. Ce sont eux qui, dans leur cœur, sont au bon endroit ! Surtout quand on les compare aux millions de gens qui " fréquentent " des églises, mais qui ne sont que des hypocrites à la parade.
(OBJECTION : Voulez-vous dire que l'on ne devrait plus fréquenter d'église ? Vous pouvez traiter de bigots ceux qui fréquentent une église, mais la Bible dit que nous devons fréquenter une église. Elle ne dit rien sur la bigoterie !
RÉPONSE : En réalité, même si je n'hésite pas à prendre une position controversée, je crois que la volonté de Dieu, pour un Chrétien, n'est pas simplement de " fréquenter une église ". Pour beaucoup, " fréquenter une église " consiste à se rendre tous les dimanches dans un bâtiment, en complet veston et cravate, à chanter des cantiques, à fermer les yeux quand on prie, à écouter sagement le sermon (s'ils sont assez chanceux pour en avoir un !), à serrer la main du pasteur à la sortie, etc. … Les Chrétiens de la " nouvelle diaspora " ne peuvent plus se contenter de faire tout cela, ne serait-ce que pour réduire au silence ceux qui les critiquent ! Il est certains que ces derniers se satisferaient certainement d'une telle façon de " fréquenter " l'église ! Mais c'est justement tout cela qui définit, selon moi, la bigoterie. Ce n'est certainement pas la volonté de Dieu pour un Chrétien. C'est pourtant ce que faisaient les pharisiens et les sadducéens. Ils étaient très diligents. Ils " fréquentaient " le Temple. Ils étaient très occupés à faire des œuvres pour Dieu. Mais il ne leur suffisait pas de " fréquenter " le Temple pour être agréables au Seigneur ! Des millions d'enfants d'Israël ont " fréquenté " le tabernacle ou le Temple, mais leur cœur était ailleurs. Ils faisaient preuve d'autant de bigoterie que tous les Chrétiens qui se contentent aujourd'hui de " fréquenter " une église.
Vous dites que la Bible ne dit rien sur la bigoterie ? Au contraire, je crois qu'elle en parle à de nombreux endroits. Elle nous met même vigoureusement en garde contre une telle attitude. Se contenter de fréquenter une église n'est que de la bigoterie. C'est une action extérieure dans laquelle le cœur n'est pas engagé. La Bible a beaucoup de choses à dire là-dessus. Le Seigneur Jésus a beaucoup parlé des hypocrites de son époque. Que pensez-vous de ce verset : " Si Tu avais voulu des sacrifices, je T'en aurais offert; mais Tu ne prends point plaisir aux holocaustes. Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c'est un esprit brisé : O Dieu ! Tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit " (Psaume 51:16-17) ?
Le Seigneur ne méprisait pas les cœurs honnêtes qui s'efforçaient de Lui obéir. Mais Il critiquait sévèrement ceux qui " fréquentaient " le Temple d'une manière hypocrite. Tout le monde est capable de fréquenter une église ou un temple. Mais avoir un esprit brisé et un cœur contrit, c'est tout autre chose ! Ceux qui sont dans la " nouvelle diaspora " ont un esprit infiniment plus brisé, et un cœur infiniment plus contrit, que les millions de " Chrétiens " qui fréquentent comme des robots leur église tous les dimanches.
Le Seigneur parle encore de bigoterie, quand Il dit ceci : " Le sacrifice des méchants est en horreur à l'Éternel, mais la prière des hommes droits lui est agréable " (Prov. 15:8). Vous pouvez fréquenter un temple ou une église aussi souvent que vous le voulez, mais si votre cœur n'est pas changé, une telle fréquentation ne vous servira à rien.
Le Seigneur fustige encore la bigoterie, quand Il dit : " Car j'aime la piété et non les sacrifices, et la connaissance de Dieu plus que les holocaustes " (Osée 6:6). Ou encore : " Si vous saviez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices, vous n'auriez pas condamné des innocents " (Matthieu 12:7). Je crois que ceux qui condamnent la " nouvelle diaspora " avec tant de vigueur n'ont pas compris ce que le Seigneur leur dit dans ce passage : " Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices ". Quand on contraint des gens qui ont été profondément blessés à " fréquenter une église ", n'est-ce pas faire preuve d'un manque évident de miséricorde ? C'est ce que je veux dire, quand je dis que ce n'est pas la volonté de Dieu que Ses enfants se contentent de " fréquenter une église ". Une authentique communion fraternelle, c'est infiniment plus que cela !
Toutefois, c'est bien la volonté de Dieu que Son peuple se réunisse à certains moments pour Lui rendre un culte et prier, si cela est possible. Mais cela n'est pas la même chose que simplement " fréquenter " une église. Comprenez-vous ce que je dis ici ? Je ne suis pas opposé par principe à la fréquentation d'une église, comme certains aimeraient le faire croire. Mais je crois qu'il existe un énorme problème non résolu, un problème de manipulations et de mauvais traitement infligés à des Chrétiens dans les églises. Ce problème est soigneusement caché par ceux qui craignent que le fait de le dévoiler publiquement ferait fuir les gens de leur église. Toutefois, je crois que les églises deviendraient bien plus attractives si elles s'engageaient sérieusement à faire le ménage chez elles !
N'accablez donc pas d'injures les Chrétiens de la " nouvelle diaspora " ! Cessez d'utiliser vos clichés théologiques, et de les abreuver copieusement de citations du Tome 4 des œuvres de Calvin ! Faites plutôt un effort d'imagination pour savoir comment vous allez permettre à tous ces Chrétiens de faire à nouveau confiance à votre église ! Tout ce que je désire, c'est m'exprimer au sujet de cette situation si confuse, pour tenter d'en sortir quelque chose de bien ! C'est le Seigneur qui sera mon juge, et qui L'est déjà, sans aucun doute.)
Je connais un grand nombre de Chrétiens qui ont été sérieusement blessés dans une église, et même dans plusieurs églises successives. Quand ils se sont tournés vers une autre église pour essayer d'en recevoir un conseil ou un secours, on les a souvent menacés en agitant Hébreux 10:25, comme si ce verset résumait à lui seul tout le problème de la communion fraternelle, ou comme si la fréquentation d'une église était le seul objectif de la vie chrétienne. Les menaces étaient assaisonnées d'un chantage émotionnel toujours plus fort. On leur disait que si une seule brindille manquait au feu, son éclat diminuerait, que le Corps de Christ ne supportait pas les " cavaliers seuls " et les " électrons libres ", ou que Dieu n'avait que faire des " individualistes " et des " réfractaires ".
Pourtant, ce qu'il est intéressant de constater, c'est que ce sont justement ceux qui ont cessé de fréquenter une église qui recommencent à briller et à reprendre de l'éclat ! Ils recommencent à fonctionner correctement quand ils ont décidé de se séparer des églises qui leur ont fait tant de mal, et qui ont tellement endommagé leur intégrité spirituelle. Ils ont commencé à comprendre à quel point Dieu Se souciait d'eux quand ils se sont séparés (ou quand, dans certains cas, on les a forcés à se séparer) des églises qui avaient tout fait pour écraser et anéantir les facultés de discernement et de réflexion que Dieu leur avait données.
(OBJECTION : Il y a déjà beaucoup trop d'individualisme dans les églises aujourd'hui. En fait, c'est la plaie des églises. C'est ce qui a conduit aux problèmes que vous évoquez. Vous encouragez cette attitude nuisible !
RÉPONSE : Il me semble que vous confondez " individualisme " et " individualité ". Dans les églises, on accuse souvent d'individualisme ceux qui s'efforcent simplement de réfléchir et de penser d'une manière individuelle. Vous dites que l'individualisme est la plaie des églises, et que je favorise l'extension de cette plaie en prenant parti pour les " individualistes ". Mais vous avez besoin de comprendre la différence importante qui existe entre " individualisme " et " individualité ". L'individualisme, c'est mettre en avant son propre ego, avant tout autre considération. Tandis que l'individualité consiste simplement à nous servir de notre discernement, et des facultés que Dieu nous a données. Notre individualité nous a été donnée par notre Créateur. Mais si elle se transforme en " individualisme ", c'est que nous avons fait de notre propre personne une idole. Il n'y a rien de mal à faire preuve d'individualité. Nous avons été créés en tant qu'individus. Toute organisation qui s'efforce de supprimer les individualités devient une secte. C'est triste à dire, mais beaucoup d'églises, dans leur désir de lutter contre la maladie de l'individualisme, finissent par anéantir l'individualité et le caractère unique de beaucoup de leurs membres. Nous ne devons pas confondre individualisme égocentrique et saine individualité, cette dernière nous étant naturellement donnée par Dieu.)
Beaucoup de membres de la " nouvelle diaspora " ont commencé par être malmenés dans une église charismatique lourdement influencée par la doctrine de la couverture spirituelle. Ils y ont entendu un grand nombre de " paroles de connaissance " et de " prophéties ", aussi fausses les unes que les autres, chargées de menaces, et inspirées par un esprit de domination. Ils sont allés ensuite à la découverte d'une église évangélique à la guimauve, qui leur servait une soupe froide un dimanche, et un liquide tiédasse le dimanche suivant. Dans cette église, on a continué à les froisser en méprisant leur amour de la vérité, et en rejetant leurs capacités de discernement. Ensuite, toujours dans leur recherche de la " saine doctrine ", ils sont allés dans une église Réformée " tous terrains ", pour s'apercevoir qu'ils étaient rejetés parce qu'ils n'étaient pas assez bien habillés, ou à cause de leur " mauvaise " théologie. Ils ont fini par être brutalisés par un corps pastoral antipathique, légaliste et formaliste. Partant de là, déjà couverts de cicatrices et de bleus, ils ont échoué dans une église appartenant à une grande dénomination classique. Là, non seulement on a continué à ne pas les comprendre, mais on leur a injecté de nouvelles doses du poison qui leur avait déjà fait tant de mal dans leur église charismatique chaotique, tout en y ajoutant une bonne dose de libéralisme. Après cela, blessés, suturés et saignant de la tête aux pieds, ils se sont rendu compte qu'ils n'avaient plus aucun endroit où se rendre. Ils ont fini bien malgré eux par accepter leur isolement. Mais on continue à leur jeter Hébreux 10:25 au visage toutes les cinq minutes !
Pourtant, ils sont enfin LIBRES ! Libres d'apprendre à leur propre rythme ! Libres de jouir de la communion fraternelle avec ceux qui peuvent vraiment leur apporter quelque chose. Libres de découvrir des choses qu'ils n'auraient jamais découvertes dans les églises tendancieuses où ils étaient enchaînés, étouffés et manipulés auparavant. Libres d'être eux-mêmes, au lieu de devoir porter le masque pour être les courtisans que l'on apprécie tellement dans ces milieux, où ce qui compte, c'est de plaire aux hommes. Libres de servir, d'aimer et d'adorer leur Seigneur, et d'être aimés par Lui !
(OBJECTION : Quelle manière scandaleuse de parler de l'Église de Dieu ! Je suis épouvanté que vous ayez une telle opinion du Corps que le Seigneur Lui-même est en train de bâtir !
RÉPONSE : Je vous en prie, ne confondez pas l'Église visible avec le Corps de Christ ! Ce que je dis ne concerne absolument pas le Corps de Christ. Comment pourrais-je mal parler du Corps de Christ ? Je parle de ces institutions sociales qui exploitent et avilissent les enfants de Dieu, institutions que l'on ose appeler " églises ". Même si beaucoup de gens sont toujours prêts à défendre leur église, je crois que la plupart d'entre eux ne réalisent pas à quel point l'apostasie est profonde dans les églises. Je crois qu'aujourd'hui, la plupart des pasteurs et des membres des églises chrétiennes ne sont pas de véritables Chrétiens, mais que ce sont des imposteurs. En fait, je crois que le véritable peuple de Dieu est aujourd'hui ce qu'il a toujours été, selon la définition de l'apôtre Paul : " un reste, selon l'élection de la grâce " (Romains 11:5). Je suis parfaitement au clair sur le fait que les églises et les assemblées devraient toujours être formées selon le modèle biblique. Ce sont elles qui devraient faire publiquement retentir le message de l'Évangile, et ce sont aussi elles qui devraient être les jardins fertiles permettant aux Chrétiens de grandir en toute sécurité. Comme l'a dit Williams Perkins, les deux grandes missions de l'Église consistent à aller chercher les brebis pour les conduire dans la bergerie, puis de les préserver des loups. Mais je crois aussi que l'on n'a pas fait ce qu'il fallait pour empêcher les loups d'entrer dans la bergerie. En fait, ce sont même eux qui dirigent les bergeries, le plus souvent ! Ce n'est pas cela le Corps de Christ, c'est l'église apostâte, celle qui accueillera et acclamera un jour l'Antichrist.)
Pourquoi pensez-vous qu'il arrive si fréquemment que ces brebis reçoivent autant de mauvais traitements, église après église ? C'est parce que ces églises ont l'habitude d'opprimer un certain type de personnes, celles qui font en général preuve d'intelligence, qui posent des questions, qui exercent leur discernement, qui ne sont pas conformistes, qui ne sont pas naïves, et qui ne se laissent pas plumer comme des pigeons ! En réalité, ceux qui sont opprimés dans les églises sont réellement ceux qui sont les plus intéressants ! Franchement, j'aimerais beaucoup réunir tous ces opprimés, pour former une église vraiment intéressante ! Mais ils sont tous complètement éparpillés sur toute la surface de la terre. En outre, les calomniateurs et les menteurs diraient aussitôt que j'ai formé une secte !
Ce sont ces opprimés qui constituent la " nouvelle diaspora " !
Les canards engraissés et non persécutés de la " Chrétienté " méprisent souverainement les membres de cette " nouvelle diaspora ". Surtout parce qu'ils ne peuvent plus leur soutirer leur argent ! Les " Chrétiens " rigides et légalistes détestent la " nouvelle diaspora ", parce qu'ils sont jaloux de sa liberté. Les évêques, les archevêques et les papes condamnent vigoureusement la " nouvelle diaspora ", parce qu'elle représente une menace pour leur autorité usurpée. Les " Chrétiens " qui font passer leur confession de foi trafiquée avant l'autorité de la Bible haïssent la " nouvelle diaspora ", parce qu'elle risque de bouleverser leurs projets humains. Par-dessus tout, si cette " nouvelle diaspora " est tant méprisée, c'est parce qu'elle veut abattre les idoles, qu'elle est attachée à la Parole de Dieu, et qu'elle refuse de se laisser séduire.
(OBJECTION : Je vous mets au défi de me montrer un seul passage dans la Bible où nous voyons l'un des apôtres, ou quiconque, nous conseiller de " rester seuls ", parce que quelque chose ne pas dans une église. Pouvez-vous aussi me montrer un seul passage du Nouveau Testament qui nous parle d'un Chrétien qui ne ferait pas partie d'une église locale ? Vous n'en trouverez aucun !
RÉPONSE : En réponse à votre première question, je veux réfuter cette expression " rester seuls ", que vous appliquez à la " nouvelle diaspora ". Nous avons déjà dénoncé le fait qu'il existe un vaste scandale non résolu dans les églises aujourd'hui. Je veux parler de tous les Chrétiens qui y sont maltraités. En conséquence, il existe un grand nombre de Chrétiens blessés qui ont abandonné, tout au moins temporairement, toute idée de se joindre à une église. L'expression que vous employez, " rester seuls ", est manifestement une remarque désobligeante destinée à faire croire que les membres de cette " nouvelle diaspora " sont des gens qui veulent rester seuls, et qui sont centrés sur eux-mêmes, parce qu'ils ne veulent avoir aucun contact avec le peuple de Dieu, et ne veulent pas rendre compte à Dieu de leurs actions. Cette description n'a rien à voir avec la réalité. Mais beaucoup ont appris que la boue, ça colle. Ils ont aussi appris que plus c'est boueux, plus ça colle !
Dire qu'ils veulent " rester seuls " n'est pas la seule épithète dont on les qualifie. Bien d'autres insultes sont jetées à la tête des gens de la " nouvelle diaspora ". Ce sont aussi des " cavaliers seuls ", des " électrons libres ", des " chiens errants ", des " individualistes ", et des " isolationnistes ". On emploie ces termes injurieux pour illustrer le fait que tous ceux qui ne veulent pas fréquenter une église sont automatiquement coupables d'égocentrisme et de désobéissance à la Parole de Dieu. Toutefois, le fait d'étiqueter quelqu'un peut être un moyen commode de salir cette personne aux yeux du monde. Mais cela ne traduit pas nécessairement la vraie position de cette personne devant Dieu. C'est notre position devant Dieu qui compte, infiniment plus que la manière dont le monde nous juge.
Je peux absolument vous assurer que ceux qui sont dans la " nouvelle diaspora " ne veulent pas " rester seuls ". En fait, ils ne sont pas seuls. Ils sont en relation avec l'Esprit de Dieu, d'une manière bien plus profonde que beaucoup de leurs accusateurs ! Aucun véritable Chrétien ne marche seul. Si un Chrétien a prié de tout son cœur le Seigneur de lui montrer ce qu'il doit faire, et que le Seigneur l'a clairement conduit dans un endroit où il n'y a pas d'église, du moins pas encore, il peut être un rayon de lumière pour tous ceux qui l'entourent, et il se confie entièrement en Dieu pour la suite. Seul un pharisien endurci pourrait trouver à redire à cela.
Il est très facile de porter des jugements négatifs sur les autres, quand nous n'avons pas compris grand-chose à leurs combats personnels, ni à ce qui se passe réellement entre eux et le Seigneur. On comprend que l'une des principales critiques des pharisiens à l'égard du Seigneur Jésus-Christ consistait à dire qu'Il était un " cavalier seul ", un " électron libre ", un " individualiste ", etc. … (Matthieu 21:23, par exemple). Les gens religieux ne peuvent pas supporter ceux qui sont spirituels. Ils passent leur temps à les opprimer, à leur imposer leur autorité despotique, et à placer sur leurs épaules toutes sortes de pesants fardeaux. Les gens religieux n'aiment pas la lumière qui brille dans les yeux des Chrétiens spirituels. C'est pour cela qu'ils ont tué le Seigneur Jésus-Christ. Ils continueront à Le tuer, chaque fois qu'ils verront la même lumière spirituelle briller dans les yeux de Ses disciples.
Il peut être commode d'appliquer à ceux de la " nouvelle diaspora " l'étiquette méprisante de " gens qui veulent rester seuls ". Mais cela ne correspond pas du tout à la réalité, parce qu'ils ne sont pas seuls. Aucun vrai Chrétien ne veut rester seul. Mais ils rendent compte directement au Seigneur, et ils le savent. Il se peut qu'ils soient temporairement isolés, aux yeux du monde, parce qu'on les a blessés et qu'on leur a fait subir des mauvais traitements. Il se peut qu'ils se sentent seuls par moments, parce qu'ils ont dû se séparer d'un environnement corrompu. Mais ils ne l'ont pas fait de gaîté de cœur. Pourtant, ils ne sont jamais seuls, ils en sont convaincus (Matthieu 28:20). Quand ils prient pour avoir la direction de Dieu, le Seigneur la leur révèle et travaille dans leur vie. Leur seule difficulté peut être la présence éventuelle de gens qui viennent les observer pour les critiquer et leur marquer leur désapprobation. Mais ce sont des gens qui n'ont pas compris leur situation. Au lieu de montrer de la compassion, ils préfèrent les critiquer.
Je reviens à votre deuxième question : " Pouvez-vous aussi me montrer un seul passage du Nouveau Testament qui nous parle d'un Chrétien qui ne ferait pas partie d'une église locale ? Vous n'en trouverez aucun !" Certains semblent croire que la grâce de Dieu ne peut se répandre dans ce monde qu'au travers de la machinerie officielle de l'église visible. Ce n'est absolument pas vrai. Christ dispense Ses grâces, et œuvre pour bâtir Son Église, d'une multitude de manières. Elles sont infiniment plus nombreuses que ne peut le concevoir notre petite cervelle ! En ce qui concerne l'Évangile, combien notre vision est limitée, et combien elle nous limite ! Prenez l'exemple du démoniaque de Gadara (Marc 5:1-20). Une fois converti, il supplia le Seigneur Jésus de lui permettre de Le suivre (Marc 5:18). Mais Jésus ne le lui permit pas. Il lui demanda plutôt de retourner dans sa région de la Décapole. C'était un tout jeune converti, tout seul dans la Décapole, sans aucune église. Imaginez la réaction des pharisiens ! Imaginez les accusations qu'ils ont dû porter contre Jésus ! " Il pousse les gens à être des " cavaliers seuls, des "électrons libres " et des individualistes ! " Est-ce que cet homme est resté seul ? Pas du tout ! Il a suivi simplement le chemin que le Seigneur lui avait indiqué. Il a fait l'œuvre du Seigneur. Il y a une grande sagesse là-dedans, sagesse que les gens religieux n'ont jamais pu ni comprendre ni envisager. Car, plus tard, quand le Seigneur eut l'occasion de faire une belle mission dans la Décapole, ce " cavalier seul " avait probablement préparé le terrain ! (Marc 7:31-37). Les voies du Seigneur ne sont pas nos voies !
Il y a aussi l'histoire de l'eunuque Éthiopien (Actes 8:2 à 40). Il était assis sur son char et lisait Ésaïe 53, en revenant de Jérusalem, où il était allé adorer le Seigneur. Soudain, Philippe se trouve miraculeusement conduit là, pour lui interpréter l'Écriture, et conduire cet homme à la vérité concernant la mort du Seigneur Jésus-Christ. Il fait une vraie conversion et reçoit le baptême. Tout aussi soudainement, Philippe est transporté ailleurs. L'eunuque " ne le vit plus ", et fut laissé seul, pour rentrer en Éthiopie et y devenir un flambeau pour l'œuvre de l'Évangile. À cette époque, il n'y avait là aucune église chrétienne. Cet homme avait-il décidé de " rester seul " ? Pas du tout ! Il suivait simplement le chemin que le Seigneur lui avait clairement indiqué. Plus tard, il se peut qu'une assemblée de Chrétiens ait été formée autour de l'eunuque. En attendant, il devait travailler, selon le terme utilisé par nos critiques, en " cavalier seul ". Mais, pour le Seigneur, il était " Son serviteur élu ".
L'exemple biblique le plus instructif, concernant tous ces " cavaliers seuls ", ces " électrons libres ", ces " individualistes ", et tous ceux qui sont injustement critiqués, est sans doute celui de l'homme qui " ne nous suit pas ", et dont l'apôtre Jean se plaint auprès du Seigneur (Marc 9:38). Voici ce que dit ce passage :
" Jean lui dit : Maître, nous avons vu un homme qui chasse des démons en Ton nom ; et nous l'en avons empêché, parce qu'il ne nous suit pas. Ne l'en empêchez pas, répondit Jésus, car il n'est personne qui, faisant un miracle en Mon Nom, puisse aussitôt après parler mal de Moi. Qui n'est pas contre nous est pour nous. Et quiconque vous donnera à boire un verre d'eau en Mon Nom, parce que vous appartenez à Christ, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense " (Marc 9:38-41).
C'était un homme qui ne faisait pas partie des apôtres choisis par Jésus, mais qui accomplissait les œuvres du Seigneur (Marc 6:7). Pour Jean, c'était un homme qui voulait " rester seul ", et il voulait l'empêcher de continuer à faire les œuvres de Dieu. Il est intéressant de remarquer le contexte de cette conversation. Les disciples venaient juste de se disputer pour savoir lequel d'entre eux était le plus grand (Marc 9:33-34). Jésus utilisa cette occasion pour leur montrer que la vraie grandeur spirituelle résidait dans l'esprit de service, et non dans le rang et le statut social (Marc 9:35). Puis Il prit un petit enfant dans Ses bras, pour montrer à Ses disciples que le fait de faire du bien à l'un de ces petits revient à le faire au Seigneur Lui-même. C'est à ce moment que Jean choisit de " répondre " au Seigneur Jésus en Lui parlant de cet homme qui chassait seul les démons, et qui " ne les suivait pas ". Comme si Jean essayait de réaffirmer l'autorité des apôtres, aussitôt après que Jésus les ait réprimandés pour leurs idées de grandeur.
En outre, il est très ironique de voir que cet homme qui ne suivait pas les apôtres réussissait à accomplir les œuvres du Seigneur, dans un domaine où les apôtres avaient lamentablement échoué (comparez Marc 9:38 avec les versets 17 et 18) ! Y avait-il de la jalousie dans la remarque de Jean ? Voilà un homme qui, apparemment, restait " à l'écart ", mais qui exerçait un ministère fructueux. Il travaillait pour le Seigneur Jésus-Christ, et, apparemment, sous Sa protection. Jean dit au verset 38 : " Nous l'en avons empêché, parce qu'il ne nous suit pas ". " C'est un cavalier seul, un électron libre, un individualiste qui veut rester seul ! " Mais le Seigneur Jésus leur dit : " Ne l'en empêchez pas " (v. 39). Comme s'Il disait à Ses disciples : " Vous avez l'impression qu'il est tout ce que vous dites de lui. Mais ce que vous ne comprenez pas, c'est qu'il M'appartient. Il travaille pour Moi d'une manière que vous ne pouvez pas comprendre maintenant ".
Matthiew Henry, le Puritain, qui a vécu de 1662 à 1714, a fait un commentaire très instructif de ce passage de l'Écriture. Je le cite intégralement, parce qu'Henry est un commentateur biblique très équilibré et très respecté. Ses paroles s'appliquent étonnamment bien à la situation de nombreux membres de la " nouvelle diaspora ". Voici ce qu'il écrit, concernant cet homme qui ne " suivait pas " les disciples :
" Certains pensent qu'il était disciple de Jean le Baptiste et qu'il utilisait le Nom du Messie sans savoir qu'Il était déjà venu, et qu'il s'agissait de Jésus. Il semble plutôt que cet homme employait le Nom de Jésus parce qu'il croyait qu'Il était le Christ, tout comme les autres disciples. Pourquoi n'aurait-il donc pas reçu cette puissance de Christ, dont l'Esprit, comme le vent, souffle où Il veut, même sans avoir reçu le même appel direct que les apôtres ? Peut-être y avait-il bien d'autres hommes dans son cas. La grâce de Christ n'est pas limitée à l'église visible. Il est étrange que celui qui chassait les démons au nom de Christ ne se soit pas joint aux apôtres, et ne suive pas Christ en leur compagnie, en préférant agir séparément. Je ne vois rien qui aurait pu l'empêcher de les suivre, à moins qu'il répugnât à tout abandonner pour les suivre, ce qui n'aurait pas été un bon principe. Mais la chose ne semblait pas juste aux apôtres, qui lui interdirent d'employer le Nom de Christ comme eux, tant qu'il ne les suivrait pas comme eux. Cela ressemble à la réaction de Josué concernant Eldad et Medad, qui prophétisèrent dans le camp, sans être avec tous les autres devant le tabernacle. Il dit à Moïse : " Moïse, mon seigneur, empêche-les ! " (Nombres 11:28). " Arrête-les, réduis-les au silence ! C'est un schisme ! " Nous sommes tellement enclins à penser que ceux qui ne suivent pas Jésus avec nous ne Le suivent pas du tout, et que ceux qui ne font pas les choses comme nous les faisons ne font rien de bon ! Mais le Seigneur connaît ceux qui Lui appartiennent, quelle que soit leur dispersion. Ces récits doivent nous encourager à veiller soigneusement à ne pas nous laisser inspirer par un excès de zèle pour l'unité de l'Église, ou pour ce que nous croyons juste et bon. Nous risquerions de nous opposer à quelque chose qui pourrait au contraire faire progresser l'Église, et servir ses véritables intérêts, bien que ce soit par d'autres moyens que les nôtres ". (Matthieu Henry, Commentaire de la Bible, Marc 9:38).
Matthiew Henry emploie quelques expressions remarquables dans son commentaire. J'aimerais en rappeler quatre :
1. " Pourquoi n'aurait-il donc pas reçu cette puissance de Christ, dont l'Esprit, comme le vent, souffle où Il veut, même sans avoir reçu le même appel direct que les apôtres ? " Certains pensent aujourd'hui qu'un Chrétien ne peut travailler pour le Seigneur que s'il a été formellement mandaté et envoyé par une église. Mais le Saint-Esprit ne sera jamais lié par nos conceptions étriquées de la manière dont nous devons témoigner pour l'Évangile !
2. " La grâce de Christ n'est pas limitée à l'église visible ". La grâce de Christ est liée au Corps de Christ, qu'il ne faut pas confondre avec l'église visible. Si l'église visible peut véhiculer la moindre grâce, c'est parce que cette grâce vient de la présence du Corps de Christ en son sein. Cette grâce salvatrice est donc dispensée de multiples manières, bien au-delà de ce que nous pouvons imaginer. Là où vont des membres du Corps de Christ, la grâce de Dieu les accompagne. Plus exactement, la grâce de Dieu les précède ! La grâce de Dieu peut même être agissante dans les ténèbres les plus épaisses, si le Seigneur le désire. Nous ne devons pas essayer de la limiter, en instaurant nos règles et nos régulations humaines. Je ne dis pas que les règles et les régulations soient mauvaises en soi. Mais si elles s'opposent à l'action du Saint-Esprit, elles n'ont pas lieu d'être.
3. " Mais le Seigneur connaît ceux qui Lui appartiennent, quelle que soit leur dispersion ". Le peuple du Seigneur est bien plus dispersé que ce que nous dictent nos limitations étroites. La " nouvelle diaspora " est une dispersion dirigée par le Seigneur, pour faire sortir Son peuple d'églises mortes et malsaines, afin qu'il puisse vraiment toucher ceux qui l'entourent, et qu'il s'engage dans d'autres sphères d'activité. Cette dispersion est due à la providence et à la souveraineté de Dieu. Elle ne peut correspondre qu'à un objectif plus élevé et plus noble.
4. " Ces récits doivent nous encourager à veiller soigneusement à ne pas … nous opposer à quelque chose qui pourrait au contraire faire progresser l'Église, et servir ses véritables intérêts, bien que ce soit par d'autres moyens que les nôtres ". L'Église Corps de Christ, peut grandir, s'étendre et être nourrie par bien d'autres moyens que ceux que nous aimerions lui prescrire, ou que ceux que nous comprenons dans les Écritures. La créativité de Dieu est illimitée. Nous devons prendre bien soin de ne pas marcher sur les plates-bandes du Seigneur, en nous opposant à tout ce qui ne cadre pas avec nos préconceptions étroites. " O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que Ses jugements sont insondables, et Ses voies incompréhensibles ! " (Romains 11:33).
Oui, je vous assure que la " nouvelle diaspora " est un vrai cauchemar pour les tyrans autoritaires ! Mais l'Église, en tant que Corps et Épouse de Christ, n'a pas de place pour les tyrans autoritaires ! Toutefois, l'église visible est tellement remplie aujourd'hui de tyrans autoritaires, de gens qui veulent tout contrôler, d'hérétiques, d'ivraie, de faux docteurs, de pharisiens, de libéraux, d'imposteurs et de séducteurs, de " chatouilleurs d'oreilles " onctueux, de gens qui veulent restreindre la souveraineté de Dieu et l'action du Saint-Esprit, que beaucoup de Chrétiens ont dû se résoudre à la quitter, en attendant de voir des jours meilleurs, ou, avec l'aide du Seigneur, de créer eux-mêmes quelque chose de meilleur.)
Il y a tant de gens qui s'imaginent que certaines choses ne peuvent pas être dans la volonté de Dieu, ni conformes aux Écritures, si elles ne sont pas faites exactement comme ils le pensent, ou comme ils l'ont toujours fait dans leur milieu. Mais, gloire à Dieu, Il ne nous suit pas dans nos ornières ! Il ne s'agit pas de donner carte blanche à tous ceux qui veulent agir d'une manière capricieuse, superficielle ou arbitraire, à tous ceux qui papillonnent d'une église à l'autre, ou qui quittent une église sans aucune raison. Je sais que la " nouvelle diaspora " est accusée de faire cela. Mais ce n'est qu'un mensonge. Il serait très facile aux Chrétiens de la " nouvelle diaspora " de se joindre à l'une des églises corrompues qui sont près de chez eux, mais cela ne prouverait rien. Cela pourrait satisfaire ceux qui se contentent d'une belle apparence. Mais cela ne serait absolument pas une solution spirituelle. Être obligé de vivre en dehors d'une église n'est pas la situation idéale. Mais si l'on peut trouver une bonne nourriture et une bonne communion fraternelle dans un nouvel endroit plus intéressant, cela vaut infiniment mieux que d'être constamment persécuté ou détruit à petit feu dans des institutions sociales déguisées en foyers spirituels. Les Chrétiens de la " nouvelle diaspora " aimeraient beaucoup s'intégrer à une véritable communauté, remplie d'un vibrant amour et dispensant un enseignement vrai. Mais ils n'ont aucun désir de se joindre à un club social, ni à un asile de fous, ni à un mausolée, ni à un établissement pénitentiaire. C'est pourtant le seul choix qu'on offre à beaucoup de Chrétiens aujourd'hui !
(QUESTION : Voulez-vous dire que nous devons complètement rejeter les églises, et n'avoir plus rien à faire avec les pasteurs, les anciens, les diacres, etc. … ?
RÉPONSE : Je suis surpris que vous n'ayez pas encore compris le message ! Bien sûr, ce n'est pas ce que je dis ! J'ai écrit des articles pour souligner l'importance des ministères dans l'Église, et concernant le rôle des anciens, pasteurs et enseignants, et des diacres. Le problème est que si l'on commence à dire la moindre chose négative sur les églises, ceux qui veulent absolument les défendre sortent tout de suite de leurs gonds, et tentent de décrire les membres de la " nouvelle diaspora " comme des gens opposés à toute autorité et allergiques à toute forme de réunion dans une église. C'est faux. Beaucoup de gens ont dû quitter les églises parce qu'il s'y exerçait une fausse autorité et domination despotique qui allaient bien au-delà d'un ministère du berger, tel que le décrit l'Écriture. Beaucoup trop de pasteurs considèrent leur fonction dans l'église comme une occasion de contrôler et de dominer les gens, au lieu de les nourrir et de les protéger. Trop de Chrétiens ne savent absolument pas ce qu'est un véritable ministère de berger. Pour eux, leurs pasteurs ont toujours plutôt ressemblé à Genghis Khan ou à Machiavel ! Il n'est donc pas étonnant qu'ils ne veuillent plus franchir le seuil d'une église ! Il va falloir que nous fassions beaucoup d'efforts si nous voulons que nos églises redeviennent attirantes pour tous ces gens, c'est-à-dire qu'elles deviennent vraiment les faubourgs du Paradis, et pour qu'ils soient encouragés à revenir occuper leur place sans crainte !)
Qu'il soit donc clair, une fois pour toutes, que les Chrétiens de la " nouvelle diaspora " ne veulent pas " rester seuls ". Ils travaillent avec passion pour leur Seigneur, le mieux qu'ils peuvent, compte tenu des circonstances particulières de notre époque. Lorsque la fausse église actuelle se révélera pleinement telle qu'elle est, et qu'elle sera jugée en conséquence, le Seigneur Se servira de la " nouvelle diaspora " comme Il le voudra et quand Il le voudra, exactement comme Il S'est servi de la diaspora du premier siècle, celle à laquelle s'adressait Pierre. Dieu a toujours agi ainsi, depuis le début de Sa création.
J'aime la " nouvelle diaspora ". Voulez-vous savoir pourquoi ? Parce que je crois qu'il va en sortir quelque chose de merveilleux. En fait, je suis pleinement persuadé que les Chrétiens de la " nouvelle diaspora " seront au cœur des églises de demain. Je crois qu'à mesure que la fin des temps approche, et que les détritus de ce monde fugace s'amoncellent, le Seigneur finira par abandonner toutes ces " églises " mortes, formelles et ternes, ou folles, chaotiques et vénéneuses. Il fera sortir quelque chose d'extraordinaire de cette " nouvelle diaspora ", pour offrir un dernier défi à ce système babylonien en train de tomber en ruines. C'est-à-dire que la " nouvelle diaspora " fera ce que toutes ces églises obséquieuses, égoïstes et plongées dans le compromis sont incapables de faire aujourd'hui.
J'espère seulement que je vivrai assez longtemps pour voir cela se produire ! J'espère que vous le verrez aussi !
Par Alan Morisson
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